vendredi 14 juin 2013

Dino Valls

Dino Valls est un peintre espagnol, né à Saragosse en 1959, qui vit et travaille depuis 1988 à Madrid.
S’appuyant sur une passion d’enfance pour le dessin, Valls appris lui-même à peindre à l’huile à partir de 1975. Après avoir obtenu son diplôme en Médecine et Chirurgie en 1982, Valls se consacre à plein temps à la peinture.
Comme l’un des représentants espagnols de l’avant-garde de l’art figuratif, le travail de Valls affiche une forte influence des maîtres du passé et de leurs études sur l’être humain. Au début des années 90, Valls a commencé à étudier l’utilisation de tempera à l’œuf, l’adaptation et la personnalisation des techniques des maîtres italiens et flamands du XVe au XVIIe pour créer des œuvres nouvelles dans des combinaisons de tempera et d’huile.
Ses peintures permettent d’élaborer et d’étendre les méthodes des maîtres du passé, en employant des techniques formelles figuratives comme l’exploration de la psyché humaine, en utilisant la figuration uniquement comme un support formel dans lequel se projette un contenu conceptuel d’une profonde charge psychique, et où les pulsions les plus obscures de l’inconscient s’élaborent en un processus symbolique d’intellectualisation.
Valls a participé à d’importantes expositions internationales d’art contemporain, notamment en Europe et aux États Unis.


DimoValls,  pour leur puissance lumineuse et leurs qualités chromatiques et picturales, effectue des glacis à l'huile successifs sur une sous-couche de tempera.
Son imagination se nourrit de projections figuratives et non réalistes... Ce processus est ensuite intellectualisé avec un contenu symbolique...

Une idée germe, très floue ... L'artiste ne travaille pas avec des modèles réels.  C'est le début d'un processus obsessionnel qui mène à la projection d'un côté sombre de l'être Ensuite, avec un travail sur la composition, pendant lequel il tisse un contenu de conscience "rationnelle" et culturelle, il effectue de petits croquis (parfois plusieurs dizaines) jusqu'à la composition finale effectuée sur toile ou sur panneau.
Ses obsessions, tournent autour de la dualité, le conflit entre le physique et psychique, la vie et la mort, le rationnel et l'irrationnel. En définitive, l'être humain.


mercredi 12 juin 2013

Faut-il avoir peur de Joseph Moingt ?


GUYOT/CiriC Pour le P. moingt, la théologie doit s’enraciner dans la vie.
Récemment, dans le quotidien « La Croix », apparaît au détour d'un article ( 16 mai) sur le théologien et prêtre jésuite Joseph Moingt , une « critique » de fond qui laisse bien transparaître un « retour » espéré d'une certaine discipline du magister...
Ainsi David Roure, journaliste, regrette que « le jésuite semble trop opposer le Magister à la théologie, répétant à de nombreuses reprises que la théologie doit se dégager complètement de l’emprise d’une institution qui la briderait. Ainsi, par exemple, prône-t-il la nécessité d’une « difficile liberté d’esprit et de langage dans l’obéissance aux autorités et aux instances magistérielles qui régissent le domaine de la foi ». Plus loin, il déplore le « conflit entre une éthique de la vérité liée à un faire et l’obéissance à une autorité qui se réclame, elle aussi, de la vérité » . Bref, comme on avait déjà pu le regretter dans son récent Croire quand même (2010), tous les lecteurs ne seront pas forcément en phase avec cette méfiance récurrente vis-à-vis de l’Église ( sic ! ) si clairement visible dans ce recueil. »

Effectivement dans Figures de théologiens (Cerf), Joseph Moingt distingue des théologiens qui lui apparaissent comme des « hommes de labeur et de recherche, de pensée rigoureuse, de culture étendue, avides d’horizons nouveaux et variés, aux intuitions aiguës »
Il estime que les auteurs qu'il choisit, traverse une théologie qui est « le lieu d’une authentique conversion à la foi : renoncer à la tentation des discours idéologiques, se dépouiller de son savoir, éprouver la pudeur d’affirmer, se tenir en posture d’apprendre, douter même de croire pour chercher où se pose “fondamentalement” la question de la foi, aller au bout de ses questions pour porter devant Dieu la cause de l’homme, assumer l’incroyance du monde pour lui porter l’appel de Dieu, aimer assez la vérité de Dieu pour ne jamais penser la posséder, mais la laisser venir à soi et lui en laisser le temps et s’abandonner, de toutes ces façons, à l’aventure du croyant » .
Alex Gross est un petit warholien ( nourri au pop art ). Et un bon.
Ses peintures mélangent le fantastique et l’ultra réaliste, donnant au tout un air de rêve, de flash cérébral, d’épiphanie de divan. Le genre d’images qui s’imposent parfois à nous dans un état second et nous donne envie de nous réfugier en fœtus dans le coin d’une pièce.
La coloration acidulée des œuvres rappellent forcément l’influence asiatique. Un ingrédient constant chez les rejetons de la Factory. Une touche manga qui ajoute l’ingrédient apocalyptique au pop art version 3ème millénaire.



Le souci de J Moingt est de travailler une théologie qui revient aux sources, interroger les traditions théologiques et philosophiques anciennes et contemporaines, de se confronter au monde moderne, et de faire des propositions pour l’organisation de l’Église pour les temps qui viennent, au moins pour sa partie occidentale. Parfois, sa critique porte sur le côté institutionnel de l’Église qui, comme toute institution, risque de faire passer sa défense sociale et politique, sa pérennité, avant la fidélité à sa finalité propre, sa vocation : la fidélité à l’Évangile. L’histoire nous apprend qu’il en fut souvent ainsi, et que cela pourrait perdurer. Le débat, le traitement des conflits seront toujours à l’ordre du jour. Il suffit de relire les Actes des Apôtres. Par ailleurs, il n’est pas interdit à tout un chacun d’avoir ses préférences, et il est conseillé d'avoir ses convictions. Mais cette incise « cette méfiance récurrente vis-à-vis de l’Église » qualifiant le travail de ce théologien me semble une accusation peu conforme avec la disputatio théologique … !

Joseph Moingt a 97 ans, il est l’auteur d’une œuvre théologique monumentale (quatre volumes sur Dieu dans la collection « Cogitatio Fidei » !). Il a également dirigé pendant près de trente ans (de 1968 à 1997) la prestigieuse revue Recherches de science religieuse.

lundi 10 juin 2013

L'histoire de Tobit -2- L'origine et le sens du Mal


Le photographe  Philip Lorca diCorcia est né en 1951, Il est à la frontière entre réalité et fiction. Peut-être, comme beaucoup de monde, voit-on désormais du Edward Hopper partout, mais les photos de Philip Lorca diCorcia offrent ce même tournis de sembler montrer du fantastique dans une scène on-ne-peut-plus banale.
Comme le peintre, le photographe américain aime basculer d’une lumière vive, centrée, ciblée pour créer une mise en scène, à une lumière diffuse et évanescente pour nous plonger dans un onirisme pudique.
Et pour le photographe, comme pour le peintre, le spectateur reste sur ce questionnement : le merveilleux est-il dans le réel ou dans les yeux de l’artiste ?


Etre humain, ne consiste pas seulement à se prémunir du mal, à soulager les souffrances. Connaître le mal, ce n'est pas simplement chercher à l'éviter en le condamnant ou en le cachant. C'est accepter l'affrontement : ce qui revient – malgré le scandale que cela est – à comprendre que le mal a – aussi - le sens d'une épreuve... Comprendre sa propre détresse nous oblige à fréquenter l'inquiétant, et énigmatique mal.


« Qui veut seulement espérer est un lâche » écrivit Kierkegaard.




Sara au moment de se pendre, renonce et préfère vivre son malheur, victime du démon Asmodée... Victime incomprise puisqu'elle est aussi est coupable aux yeux de ses amies …

Tobit est assis au mauvais endroit, au mauvais moment … La fiente d'hirondelles le rend aveugle.
«  Dieu permit que cette épreuve lui arrivât.. » ( Tb 2,12).
Dieu n'intervient pas. Cela n'est-il pas la situation d'un monde « responsable », détaché des dieux païens …?
« il ne s'attrista pas contre Dieu de ce qu'Il l'avait affligé par cette cécité » ( Tb 2,13) Tobit a cette grandeur d'âme, cette intuition de ne pas rendre responsable ce dieu, qu'il ne comprend pas bien, mais à qui il n'enlève pas sa confiance… « nous attendons cette vie que Dieu doit donner à ceux qui ne changent jamais leur foi envers lui. » ( Tb 2,18)





Mais …. sa femme Anne, obligée de travailler pour la famille, revient un jour avec un chevreau …
Homme juste et intègre, accomplissant la loi et vrai militant au service de ses frères en exil, il finit par faire passer le devoir avant les simples joies familiales, s’enferme dans une cécité intérieure et devient réellement aveugle. Ce qui fait dire à sa femme « Où sont-elles maintenant tes bonnes œuvres ? Tout ce qui t’arrive est bien clair ! »


Marcos Carrasquer est tantôt peintre, tantôt dessinateur. Parfois à l’huile, parfois à l’encre. Il ne faut pas se fier au support pour comprendre le Parisien. C’est l’énergie qui définit le mieux son travail.
Chaque œuvre est plus qu’une histoire, c’est toute une vie. Amas de personnages, de machineries, de lieux et de temps. Le travail de Marcos Carrasquer rend la vérité de l’existence, son incohérence. La logique d’une vie est une illusion qu’on ne peut créer qu’à posteriori, c’est le rôle de la mémoire. Marcos Carrasquer crée comme un amnésique, jetant pèle-mêle des bribes mémorielles qui se livrent un combat pour le premier rôle, sous nos yeux.
Une œuvre tellement atemporelle que l’on pourrait y suivre toute l’histoire de la peinture.


A certains moments critiques de notre vie, c'est parfois le temps de faire une « relecture » de notre vie … 


Dans une Russie qui impose le fameux réalisme socialiste soviétique, l’art devient politique.
George Grie a 27 ans quand tombe le mur de Berlin, mais il ne perdra jamais son goût du non-conventionnel.
L’art de Grie est polymorphe, difficile à saisir. Normal, l’artiste y a mis tout ce qui pouvait aller contre l’ordre établi. Dali, Magritte, Beksinski, Uelsmann, Siudmak.
L’influence du peintre espagnol est particulièrement visible. Mais George Grie le mêle à du geek gothique, le tout saupoudré de kitsch.
Pour être franc, le bon goût n’est pas exactement un invariable de son travail, mais quand l’artiste trouve un juste équilibre entre ses influences, son goût pour une provocation désuète et son envie d’expérimenter les technologies, alors l’art est au rendez-vous.


« sans l'espérance 
tu ne rencontreras jamais l'inespéré, 
qui est lointain et inaccessible », Héraclite

samedi 8 juin 2013

L'histoire de Tobit -1-

Dans la liturgie catholique, les textes de ces jours nous propose le livre de Tobie.

Le livre de Tobie, n'a été conservé qu'en grec. Il figure au canon de la Bible grecque ( la Septante ), mais pas dans celui de la Bible hébraïque.( Il est donc considéré comme apocryphe par les protestants).
Tout indique que le livre a été rédigé pendant la période hellénistique, probablement vers 200 avant notre ère. Cet ouvrage est peut-être l’œuvre d’un Juif de la diaspora, qui essaye de réfléchir à la manière de vivre sa foi en milieu païen.


Le livre de Tobie raconte l’histoire de deux infortunes qui vont trouver leur solution. Tobit, est un Juif pieux qui fait partie de la déportation à Ninive. Victime d’une maladie des yeux, il devient aveugle et réduit à la misère.
Le fils de Tobit, appelé Tobie, part pour un long voyage pour recouvrer une créance. Il y rencontrera Sarra, sa future épouse, victime d’un démon qui fait périr ses fiancés au fur et à mesure qu’ils se déclarent. Tobit sera guéri de sa cécité et Sarra délivrée de son démon grâce à l’intervention de l’ange Raphaël qui l’accompagnera tout au long de son voyage.


Tobie : fils de Tobit, le nom du fils est en grec Tôbias, ce qui donne en français Tobie. Sous la conduite de l’ange Raphaël, il va à Ecbatane pour récupérer là-bas une créance. Tombant amoureux de Sarra, il l’épouse.

Tobit : fils de Tobiel, le nom du père est en grec Tôbit, ce qui se transcrit en français Tobit. Le vieux Tobit, déporté de la tribu de Nephtali, habite à Ninive. Pieux et charitable, il est devenu aveugle. Grâce à un ingrédient tiré d’un gros poisson, Tobit sera guéri. Sarra : parente de Tobie, elle a vu mourir ses sept fiancés. Mais elle pourra épouser Tobie.


Nous pensons savoir ce qu'est « le Mal »... Job et Tobit croyaient le savoir... Ils faisaient même tout ce qu'il fallait – selon les idées de l'époque – pour éviter le mal : observation rigoureuse de la Loi. 
Aussi, quand Tobit est frappé de cécité : on ne comprend pas … ! Il devient la risée de ses proches « Où est votre espérance ? » demandent les rieurs...
Comment la Bible, peut-elle ainsi nous présenter la situation inassumable de justes souffrants... ? Leur malheur est semblable à celui des coupables !
D'ailleurs les amis consolateurs ne tiennent pas longtemps leur rôle compatissant. Pour tant souffrir, l'autre doit être coupable.
A suivre ....

jeudi 6 juin 2013

Le doute face à l'infaillibilité -2-


Ces questions ( article précédent ) concernent le magistère de l'Eglise, et la « manière » ( qui évolue dans le temps …) qu'elle choisit pour l'exercer...
Pour ce qui est de la Foi... De ma foi : je ne peux m'en justifier devant rien, ni personne,sinon devant Dieu. C'est mon intelligence ( ma volonté ) et mon cœur qui me tiennent lieu de raison... L'Eglise permet l'incarnation ( à l'image du Christ ) d'une Espérance léguée par le Christ au travers de sa vie... Pour moi, L'Eglise est cette barque, qui partie lors de l'envoi de l'Esprit accoste chez moi, avec le trésor de sa tradition... Cette Tradition est porteuse d'une expression de l'Unité originelle.
  • Ensuite que peut-il se passer :... ?

Sans doute, ce qui s'est déjà passé, lors de l'avènement de la Réforme... La doctrine de la « sola fide » ( la foi seule ), ne relève peut-être pas seulement de la justification ( le Salut …). 
«  La foi seule », c'est aussi se confronter à sa propre liberté, c'est dire qu'il n'y a véritablement plus « aucun lieu où reposer sa tête ». 
A ce propos, le catholicisme n'a que trop maintenu le fidèle dans son statut de mineur, d'enfant... pour qui l’Église est une « mère » ( voir le rôle ainsi dévolu à Marie …?) , alors qu’elle est « le corps de Christ » communion de tous les vivants et les morts...
Egalement, l'Eglise a peut-être eu la tentation de « bâtir sa tente » et d'incarner de manière visible pour les hommes, un Royaume qui n'est pas de ce monde … Qui fait l'ange, fait la Bête... !

Le message du Christ ne permet sans doute pas de reposer sa tête dans une « incarnation » ici-bas, serait-elle ekklésiastique... Il ne s'agit pas ( ou plus, l'histoire … !…) de faire descendre le royaume de Dieu sur terre. Comment faire fraternité aujourd'hui ? ( autrement que politique, justement …), donc sans s'imposer... On ne peut me « commander d'aimer » ! Ensuite je ne peux que tenter d'aimer,avec l'aide de mes frères...
Aujourd'hui ne faudrait-il pas accepter que l'Eglise n’écrive son magister que dans du sable … ?  



mardi 4 juin 2013

Le doute face à l'infaillibilité -1-

Quel peut être le statut du « doute », dans une religion ?

  •  Si d'une part est décrété dogmatiquement que le magistère est infaillible, n'est ce pas indiquer que le doute est suspect d'erreur, et donc inconciliable avec la Foi ?


Pourtant, philosophiquement et bien sûr scientifiquement, le doute est au cœur d'une véritable réflexion ...
Historiquement, l'Eglise a qualifié tout doute concernant sa doctrine, quel qu'il soit, de péché contre Dieu. Cette option, peut-être aujourd'hui dépassée ( à vérifier …), signifie que la « foi » ne peut résulter de la dialectique de « l'essai et de l'erreur » à l’intérieur d'une vie personnelle... Aussi, il ne serait pas conseillé de trouver Dieu par soi-même... Dieu, est présenté, dans l'objectivité de la doctrine de l’Église, et dans toute La Vérité ! Le doute manifesterait un manque de respect envers l'autorité de l’Église et constitue aussi, par conséquent, un lèse-majesté envers Dieu...

A l'opposé du doute, le « dogmatisme » :... Ce n'est plus désormais en l'homme et par l'homme que Dieu parle ; il a parlé, une fois pour toutes, à travers son « Fils » Jésus Christ ( et les Écritures...) , et s'il parle encore, c'est en particulier à travers le magistère de « son » Église.
  • Dans ces conditions, quel sort accorder à sa propre voix intérieure ? Et peut-être aussi ( et surtout, diraient certains …) à l'Esprit ?
Obéissance, conscience personnelle... ? Mais aussi « Signes des temps », expérience et discernement … Tout ce qui constitue « mon expérience » ...
On voit très bien, quel type de débat, peut agiter la conscience d'une personne... Mais, aujourd'hui : Croire en Dieu, cela ne signifie t-il pas croire avec « mon expérience », plutôt que croire exclusivement « en l'Eglise ».. ? D'autant que l'expérience des siècles passés rappelle les « mauvais choix » de l’Église … ! ( de la torture inquisitoriale au Syllabus …!), et encore plus proche, le choix personnel, d'utiliser la pilule ( malgré l'interdiction du pape sur la contraception artificielle ), avoir des relations sexuelles avant le mariage ( alors que cette pratique est qualifiée de « fornication» et de péché grave … cf Catéchisme ( 2353) ) ...  

dimanche 2 juin 2013

Sidney Goodman, peintre américain

Sidney Goodman , est connu pour être l'un des plus éminents peintres américains contemporains de ce dernier demi-siècle. Sidney Goodman est né à Philadelphie et a enseigné à la Pennsylvania Academy of Fine Arts.Il est décédé le 11 Avril 2013.

Des personnages dans un paysage : un homme et une femme sont assis de chaque côté d'un enfant qui chevauche une grosse boule rouge Hippity-Hop. Chacun existe dans son propre monde, loin de l'autre, loin de nous... Trois figures impassibles qui cachent résolument autre chose …Le jour décline, et tout l'environnement semble instable. Le ciel et les nuages ​​sombres au-dessus de la tête baissée de l'enfant augmentent l'intensité émotionnelle.
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Depuis qu'il a atteint son style au début des années 1970 , les peintures de Sidney Goodman ont toujours été un mélange fascinant et étrange de physique et de métaphysique, de la vie quotidienne et de grotesque.

 « les parents de l'artiste dans le magasin » : Goodman rend hommage à ses parents, ils étaient des immigrants juifs russes. 


L'approche de Goodman est allégorique, son inspiration n'est pas liée à des textes mythologiques ou bibliques ; il utilise, plutôt, la matière urbaine et suburbaine moderne. C'est ce qu'il voit qui lui fournit l'intuition de ses inventions allusives , l'observation lui sert de tremplin dans un espace familier, et qui s'avère souvent troublant... … 
Nous sommes, néanmoins, encore attaché à cette notion selon laquelle une transcription fidèle de l'information visuelle donnée par la vue nous mettrait plus près de la vérité. Le réalisme de Goodman cherche à cacher, ce qui permettrait de produire son propre sens, avec l'espoir de parvenir à une plus grande «véracité».
Quand il prend le monde de tous les jours comme sujet, il laisse s'exprimer quelque chose qui se situe derrière la surface observable ... 

Goodman est un artiste figuratif qui travaille de manière allégorique.