mardi 18 mars 2014

Si aujourd'hui, nous n'avons plus de « religion », nous avons des « valeurs »... -1-

 Nous pouvons penser, qu'est enfin venu le temps de la fin de la suprématie des croyances religieuses et que nous commençons, à vivre dans un univers fondé sur des valeurs séculières assurant - de plus - la liberté de pensée et l’égalité universelle des individus.

Une « valeur » n'est donc pas une « vérité », elle est le résultat d'une pensée d'Homme. Il est cependant, légitime de s'interroger sur les critères qui la soutient... Quelle est la valeur de nos valeurs ?
Il semble, que ce soit Nietzsche qui ait posé ainsi la question de la Morale : la morale est-elle posée de façon éternelle et intangible, ou n'est-elle qu'une approche historique ?

On ne naît pas avec des valeurs, comme on pourrait naître avec une religion ( dans l'idée traditionnelle). Elles sont essentiellement acquises, intégrées, assimilées, parfois choisies en conscience dans les valeurs du groupe dans lequel on est advenu.
Cependant, ne peut-on pas dire également que les « valeurs » sont transmises, tel un héritage … ?
Gabriel Cornelius von Max (1840-1915),
Singes en juges de l'art, 1889
Les valeurs sont essentiellement humaines ; les animaux n’ont pas de valeur. Qu'en était-il des « premiers hommes » ? Quand la survie du groupe, de l'individu est principale, comment sont-elles apparues... ?




Il est intéressant de rapprocher le sens de ce mot, à son expression boursière : les valeurs fluctuent sans cesse, et n'ont donc de prix que celui qu'on veut bien leur accorder... La transposition en morale est-elle judicieuse ?
Je crois que le commandant Cousteau disait: « Dans les sociétés néolibérales tout a un prix, rien n’a de valeur.»
« Qu’est-ce qu’un cynique ? C’est un homme qui connaît le prix de tout et la valeur de rien. » (Oscar Wilde)
(à suivre ...)

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire