vendredi 23 janvier 2015

Lecture : De la croyance à la foi critique – J. Moingt -8/99-

Le Chapitre 2, s'intitule la révélation du Salut.

Des « temps anciens » au Christ, il y a continuité de la révélation du Salut.
L'annonce et la promesse du salut se fait par la loi et les prophètes. L'accomplissement se fait par Jésus et l'Eglise.
Je vais peut-être aller un peu plus vite …

«  C'est l'idée d'un Dieu unique et créateur (…) Il affiche des prétentions universalistes puisqu’il n'y a pas d'autre dieu que lui...(...) Il ne peut être connu que de sa propre initiative, en se révélant lui-même à qui il veut." (p 142)

Sur la Révélation :
1- « le mot de « révélation » évoque dans l'imaginaire du lecteur de la Bible la scène du Mont Sinaï où Moïse reçut les Tables de la Loi … (…) fracas d'ouragan ..etc... " Nous savons que cette scène n'a jamais eu lieu...(..) «  '' Dieu, nul ne l'a jamais vu'' ( J, 1, 18) Si donc le visage de Dieu n'est pas visible, sa parole n'est pas davantage audible …"
2- «  La relation à Dieu ( au divin, aux dieux) se faisait jusqu'ici exclusivement par la médiation du culte et des sacrifices, des prêtres et des rois, elle se fait maintenant directement de Dieu aux croyants, dans une simple relation de parole.. (…) c'est une grande nouveauté historique, et c'est un fait de révélation. » ( p 144 )
3- .. » révélation divine... authentifiée par Jésus, et par l'Eglise apostolique... »


«  Quelle histoire de salut se laisse lire dans les décombres de l'histoire biblique ? Note : J. Moingt cite Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman. Les nouvelles révélations de l'archéologie ; « La saga historique que nous conte la Bible ne doit rien à une quelconque révélation miraculeuse ; elle est le brillant produit de l'imagination humaine. (…) vers la fin du VIIe s avant J.C. »

Sur le débat juifs-chrétiens : J Moingt cite le philosophe juif Franz Rosenzweig :
«  Dieu a de tout temps posé une inimitié, et néanmoins il les a liés ensemble dans la réciprocité la plus étroite. (…) Aussi n'avons-nous tous deux que part à la vérité. Cependant nous savons que c'est l'essence de la vérité que d'être en partage, et qu'une vérité qui n'est en partage à personne ne serait point une vérité : même la vérité 'entière' n'est vérité que parce qu'elle est la part de Dieu »


C'est fort … ! Et c'est peut-être assez pour aujourd'hui ...

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