mardi 11 février 2014

Méditation: le poids d'une armure....

Méditation ( toute personnelle …!), contemplation du texte d'Evangile : Marc 6, 7-13

«  Jésus envoie ses disciples 2 par 2 », et sans 'matériel'... Schématiquement : je préfère partir seul et en 'armure' … !
A deux, cela signifie à la fois être en charge de quelqu'un, ou à la charge … sans doute successivement... Il est souvent plus facile de sauver ponctuellement quelqu'un, que de l'avoir constamment avec soi …

Etre en armure, c'est afficher sa force, faire obstacle … Ne rien emporter, c'est affirmer sa faiblesse, sa fragilité …

La mission dont parle Jésus est celle du combat, et il fournit l'épée ( l'Excalibur …) :
«  Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais » C'est au départ de l'envoi en mission …
  • Je lis donc que sans ce ' pouvoir '… la Quête risque d'être infructueuse...
  • Je lis que ce 'pouvoir ' permet d'offrir ensuite la guérison et peut-être la possibilité d'être transformé

Souvent, Seigneur … J'ai l'impression de ne pas avoir encore pu retirer l'épée de son socle … Je ressens un véritable manque de 'pouvoir' …
Ma seule conviction, c'est d'être en contact avec ce que tu m'as légué ( et qui ne dépend pas de moi... C'est un ' don ' ) : Ta Parole …
Puisse ton esprit m'habiter... pour abandonner mon armure, et gagner quelque pouvoir ….


Quelques compagnons m'ont fait passer ce texte... qui effectivement, peut me parler … A suivre...
Saint-Paul : Ephésiens Chap. 6

6:10 Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante.
6:11 Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable.
6:12 Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.
6:13 C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.
6:14 Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ;
6:15 mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix ;
6:16 prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ;

6:17 prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu.

dimanche 9 février 2014

Dieu : le symbole des symboles. -3-

Pour un chrétien Jésus est le "visage " de Dieu.


  • Dieu ? J'admets: Le Dieu de Jésus-Christ:


  1. Rien ne se passe, si la vie ne change pas
  2. Il restaure la dimension symbolique de la vie

- "Le chrétien ne connaît pas d’autre Dieu que celui de Jésus-Christ. Mais pour révéler Dieu, le Christ ne livre pas un savoir. Il ne discourt pas sur Dieu, il adopte des comportements symboliques, pose des actes prophétiques. Il inaugure une nouvelle manière d’être et la rend possible. Il casse les habitudes. Car si rien ne se passe, si la vie ne change pas, Dieu n’a pas de sens, son nom est un mot creux sans contenu effectif. Jésus régénère l’homme en lui ouvrant un espace qu’il avait oublié : le champ de son possible. Il restaure sa vie symbolique. Il l’invite à explorer des terres inconnues, à faire, à sa suite, la double expérience du possible et du gratuit et, ainsi, rencontrer Dieu."

  • Je ne suis pas le fondement de ma vie.
  • Je décide ou non de donner un sens à la vie.
- "Car cette expérience est la seule qui débouche sur Dieu bien qu’elle n’y conduise pas immanquablement. A travers elle, Dieu se donne à l’homme, qui est saisi par lui et peut l’éprouver sans trop déformer son Visage. A la suite de Jésus, l’homme expérimente que ce qu’il vit n’a pas en lui, dans sa vie d’homme, sa seule source et sa seule référence. Mettre l’homme en situation pour qu’il puisse faire cette expérience, telle est bien la préoccupation du Christ dans l’Evangile. Veux-tu savoir qui est Dieu ? Regarde ta vie car tu « cadres » Dieu à partir d’elle. Dieu est à ton image. Si la vie n’a pas de sens, Dieu ne saurait en avoir."
Henri Bourgeois (1934-2001)

vendredi 7 février 2014

Dieu : le symbole des symboles. -2-

Pour nos contemporains, "Dieu" est un mot, pour certains il est même un 'nom propre' ... 
Le sens auquel ce mot est ouvert se situe dans l'ordre symbolique. " Dieu " est symbole, ce qui ne signifie pas que Dieu n'a pas de réalité . 


« Dieu est symbole. Cette formule a de quoi étonner. Elle semble restrictive. Car le plus souvent, dans le langage courant, le symbole n’a pas bonne presse. On en fait un substitut du réel, une suggestion ou une évocation, à défaut de la réalité proprement dite. C’est, au fond, une manière de dire, une indication qui ne désigne le réel que de loin, par image ou par allusion. Une telle manière de comprendre le symbolisme est, toutefois, étrangement tendancieuse. En tout cas, ce n’est pas celle que met en œuvre la culture contemporaine. De fait, le symbole a une toute autre valeur. Il signifie une manière d’être, une façon de prendre la vie, un art de laisser parler les choses et les événements… Le symbole, c’est ce qui se passe quand nous cessons d’imposer au monde notre propre loi, pour écouter son message et sa chanson. Curieusement, monte alors en nous une parole oubliée. En voyant les choses sous un jour nouveau, nous nous percevons nous-mêmes de façon renouvelée » H.B. (p. 16-17 de Dieu selon les chrétiens.)


Revenons au Symbole: Il désigne « une forme de réalité plus élaborée et plus dense que celle de la vie courante qui est usée par les habitudes et aplatie par le contrôle de la seule rationalité. »

Henri Bourgeois (1934-2001) est un théologien, prêtre à Lyon. Il développe l’accès des laïcs aux études théologiques. Il travaille sur la catéchèse des adultes, la pastorale des intellectuels et des « recommençants » ...
Illustrations de Nicolas Roerich
« [Le propre du christianisme] ce n’est pas d’adhérer à Dieu. Mais c’est de croire que Dieu se présente lui-même dans l’histoire des hommes et qu’il fait comprendre aux humains des traits essentiels de son mystère. »(1992)
« La théologie a la conviction que la foi n'est pas tenue de contourner la raison ou le monde, mais que c'est là au contraire qu'elle a mission et compétence. » (1990)
« Il se pourrait donc que la théologie chrétienne ait avantage à se faire attentive aux images et à leur re-évaluation, si elle veut habiter son temps et penser l'évangile avec les ressources culturelles de ce temps. » (1996)

mercredi 5 février 2014

Dieu : le symbole des symboles. -1-

« Dieu est le symbole des symboles » ( Jung )

Pour parler de ce mot « symbole », je vais employer une « métaphore ».
«Une table » : est-ce que cela existe ? :
Il y a la « table ronde » du roi Arthur, il y a ceux qui font « table rase » … .. ?
La table ( et tout le monde sait de quoi il s'agit...) qui est chez vous est une table, mais quelle expérience a chacun d'une table … Chacun la sienne... ?
La table existe t-elle ? …

Il s'agit bien d'une métaphore : puisque « une table » et « Dieu » ne sont en rien comparables... D'autant plus qu'une table est « matérielle » et Dieu... encore autre chose !

Le symbolique commence avec l’acquisition du langage. La pensée symbolique met en œuvre des symboles, c’est-à-dire des images, donc des mots...
Quant au « réel », le réel à l'intérieur du langage ( la table de tout à l'heure …) … De quelle manière est-il rendu accessible et échangé... ?

Et même, la réalité …, N'est elle pas qu'une construction symbolique ? Je ne peux la décrire, la penser qu'avec des mots...

dimanche 2 février 2014

La Quête du Graal


J'ouvre et récapitule sur un nouveau site: - la Quête du Graal - tous les articles et réflexions à propos de la " matière de Bretagne ", et en particulier la légende arthurienne.

Le Moyen-âge à côté de Charlemagne, ou Barberousse ... , a créé un « héros » celte lié à l'idéologie nationale britannique … 
Arthur, est roi, et crée une institution – dont l'Occident médiéval chrétien, s’enorgueillit : la Chevalerie : une institution utopique, qui rassemble d'autres héros : Gauvain, Lancelot et Perceval...etc. 
L'imagination créatrice de la littérature médiévale a joué un rôle moteur dans la construction de l’imaginaire des héros et des merveilles.





Cela commence avec un chanoine d'Oxford : Geoffroi de Monmouth entre 1135 et 1138... et se constitue avec Chrétien de Troyes entre 1160 et 1185.


Cette « matière de Bretagne » est à l'origine d'une extraordinaire merveille qui aujourd'hui semble si loin de nos pensées ; Le Graal. Par contre, il s'impose aux chevaliers chrétiens, en particulier ceux de la Table ronde.. 


Le mode de vie et l'avenir radieux des années 50-60


Intéressant de voir côte à côte deux artistes comme John Gannam (1907-1965) qui présente les clichés d'une vie américaine figée dans des instants radieux, et le photographe Erwin Olaf né en 1959, qui crée un univers dans lequel ses personnages ne communiquent pas...
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John Gannam était un illustrateur et peintre qui a travaillé presque exclusivement à l'aquarelle.
Gannam est né à Lebanon, dans l'Illinois et a grandi à Chicago. Il a été forcé de quitter l'école et travailler à quatorze ans en raison de la mort de son père.
Ses aquarelles plongent des jeunes et beaux américains dans des images publicitaires qui vantent le mode de vie moderne et décontracté ... L'avenir des années 50-60 est radieux ...
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Le travail d'Erwin Olaf  est dirigé vers le traitement de la lumière, et la mise en scène: aussi léchées que des publicités pour produits de luxe, il y transparaît pourtant le malaise : le temps semble s’être arrêté, les personnages sont figés, perdus dans leurs pensées, préoccupés. Ils attendent. Erwin Olaf  né en 1959 dans la petite ville de Hilversum aux Pays-Bas, vit et travaille à Amsterdam ...