dimanche 9 février 2014

Dieu : le symbole des symboles. -3-

Pour un chrétien Jésus est le "visage " de Dieu.


  • Dieu ? J'admets: Le Dieu de Jésus-Christ:


  1. Rien ne se passe, si la vie ne change pas
  2. Il restaure la dimension symbolique de la vie

- "Le chrétien ne connaît pas d’autre Dieu que celui de Jésus-Christ. Mais pour révéler Dieu, le Christ ne livre pas un savoir. Il ne discourt pas sur Dieu, il adopte des comportements symboliques, pose des actes prophétiques. Il inaugure une nouvelle manière d’être et la rend possible. Il casse les habitudes. Car si rien ne se passe, si la vie ne change pas, Dieu n’a pas de sens, son nom est un mot creux sans contenu effectif. Jésus régénère l’homme en lui ouvrant un espace qu’il avait oublié : le champ de son possible. Il restaure sa vie symbolique. Il l’invite à explorer des terres inconnues, à faire, à sa suite, la double expérience du possible et du gratuit et, ainsi, rencontrer Dieu."

  • Je ne suis pas le fondement de ma vie.
  • Je décide ou non de donner un sens à la vie.
- "Car cette expérience est la seule qui débouche sur Dieu bien qu’elle n’y conduise pas immanquablement. A travers elle, Dieu se donne à l’homme, qui est saisi par lui et peut l’éprouver sans trop déformer son Visage. A la suite de Jésus, l’homme expérimente que ce qu’il vit n’a pas en lui, dans sa vie d’homme, sa seule source et sa seule référence. Mettre l’homme en situation pour qu’il puisse faire cette expérience, telle est bien la préoccupation du Christ dans l’Evangile. Veux-tu savoir qui est Dieu ? Regarde ta vie car tu « cadres » Dieu à partir d’elle. Dieu est à ton image. Si la vie n’a pas de sens, Dieu ne saurait en avoir."
Henri Bourgeois (1934-2001)

vendredi 7 février 2014

Dieu : le symbole des symboles. -2-

Pour nos contemporains, "Dieu" est un mot, pour certains il est même un 'nom propre' ... 
Le sens auquel ce mot est ouvert se situe dans l'ordre symbolique. " Dieu " est symbole, ce qui ne signifie pas que Dieu n'a pas de réalité . 


« Dieu est symbole. Cette formule a de quoi étonner. Elle semble restrictive. Car le plus souvent, dans le langage courant, le symbole n’a pas bonne presse. On en fait un substitut du réel, une suggestion ou une évocation, à défaut de la réalité proprement dite. C’est, au fond, une manière de dire, une indication qui ne désigne le réel que de loin, par image ou par allusion. Une telle manière de comprendre le symbolisme est, toutefois, étrangement tendancieuse. En tout cas, ce n’est pas celle que met en œuvre la culture contemporaine. De fait, le symbole a une toute autre valeur. Il signifie une manière d’être, une façon de prendre la vie, un art de laisser parler les choses et les événements… Le symbole, c’est ce qui se passe quand nous cessons d’imposer au monde notre propre loi, pour écouter son message et sa chanson. Curieusement, monte alors en nous une parole oubliée. En voyant les choses sous un jour nouveau, nous nous percevons nous-mêmes de façon renouvelée » H.B. (p. 16-17 de Dieu selon les chrétiens.)


Revenons au Symbole: Il désigne « une forme de réalité plus élaborée et plus dense que celle de la vie courante qui est usée par les habitudes et aplatie par le contrôle de la seule rationalité. »

Henri Bourgeois (1934-2001) est un théologien, prêtre à Lyon. Il développe l’accès des laïcs aux études théologiques. Il travaille sur la catéchèse des adultes, la pastorale des intellectuels et des « recommençants » ...
Illustrations de Nicolas Roerich
« [Le propre du christianisme] ce n’est pas d’adhérer à Dieu. Mais c’est de croire que Dieu se présente lui-même dans l’histoire des hommes et qu’il fait comprendre aux humains des traits essentiels de son mystère. »(1992)
« La théologie a la conviction que la foi n'est pas tenue de contourner la raison ou le monde, mais que c'est là au contraire qu'elle a mission et compétence. » (1990)
« Il se pourrait donc que la théologie chrétienne ait avantage à se faire attentive aux images et à leur re-évaluation, si elle veut habiter son temps et penser l'évangile avec les ressources culturelles de ce temps. » (1996)

mercredi 5 février 2014

Dieu : le symbole des symboles. -1-

« Dieu est le symbole des symboles » ( Jung )

Pour parler de ce mot « symbole », je vais employer une « métaphore ».
«Une table » : est-ce que cela existe ? :
Il y a la « table ronde » du roi Arthur, il y a ceux qui font « table rase » … .. ?
La table ( et tout le monde sait de quoi il s'agit...) qui est chez vous est une table, mais quelle expérience a chacun d'une table … Chacun la sienne... ?
La table existe t-elle ? …

Il s'agit bien d'une métaphore : puisque « une table » et « Dieu » ne sont en rien comparables... D'autant plus qu'une table est « matérielle » et Dieu... encore autre chose !

Le symbolique commence avec l’acquisition du langage. La pensée symbolique met en œuvre des symboles, c’est-à-dire des images, donc des mots...
Quant au « réel », le réel à l'intérieur du langage ( la table de tout à l'heure …) … De quelle manière est-il rendu accessible et échangé... ?

Et même, la réalité …, N'est elle pas qu'une construction symbolique ? Je ne peux la décrire, la penser qu'avec des mots...

dimanche 2 février 2014

La Quête du Graal


J'ouvre et récapitule sur un nouveau site: - la Quête du Graal - tous les articles et réflexions à propos de la " matière de Bretagne ", et en particulier la légende arthurienne.

Le Moyen-âge à côté de Charlemagne, ou Barberousse ... , a créé un « héros » celte lié à l'idéologie nationale britannique … 
Arthur, est roi, et crée une institution – dont l'Occident médiéval chrétien, s’enorgueillit : la Chevalerie : une institution utopique, qui rassemble d'autres héros : Gauvain, Lancelot et Perceval...etc. 
L'imagination créatrice de la littérature médiévale a joué un rôle moteur dans la construction de l’imaginaire des héros et des merveilles.





Cela commence avec un chanoine d'Oxford : Geoffroi de Monmouth entre 1135 et 1138... et se constitue avec Chrétien de Troyes entre 1160 et 1185.


Cette « matière de Bretagne » est à l'origine d'une extraordinaire merveille qui aujourd'hui semble si loin de nos pensées ; Le Graal. Par contre, il s'impose aux chevaliers chrétiens, en particulier ceux de la Table ronde.. 


Le mode de vie et l'avenir radieux des années 50-60


Intéressant de voir côte à côte deux artistes comme John Gannam (1907-1965) qui présente les clichés d'une vie américaine figée dans des instants radieux, et le photographe Erwin Olaf né en 1959, qui crée un univers dans lequel ses personnages ne communiquent pas...
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John Gannam était un illustrateur et peintre qui a travaillé presque exclusivement à l'aquarelle.
Gannam est né à Lebanon, dans l'Illinois et a grandi à Chicago. Il a été forcé de quitter l'école et travailler à quatorze ans en raison de la mort de son père.
Ses aquarelles plongent des jeunes et beaux américains dans des images publicitaires qui vantent le mode de vie moderne et décontracté ... L'avenir des années 50-60 est radieux ...
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Le travail d'Erwin Olaf  est dirigé vers le traitement de la lumière, et la mise en scène: aussi léchées que des publicités pour produits de luxe, il y transparaît pourtant le malaise : le temps semble s’être arrêté, les personnages sont figés, perdus dans leurs pensées, préoccupés. Ils attendent. Erwin Olaf  né en 1959 dans la petite ville de Hilversum aux Pays-Bas, vit et travaille à Amsterdam ...

samedi 1 février 2014

Grrrr...! encore, ce "genre" ...!

Décidément, cette affaire du « genre », commence à friser la malhonnêteté intellectuelle … A moins que ce ne soit qu'un os donné à ronger à quelques réactionnaires ou encore, qu'une basse manœuvre politique manière extrême -droite de semer la zizanie …

Ne me dites pas qu'hier, l'enseignement était neutre ( de « genre »)... Et que l'on n'a jamais voulu dire que des métiers ou des tâches, ou des fonctions … étaient réservés aux hommes, et d'autres aux femmes … ! ? Qui peut dire encore que notre école était exempte de présupposés sexistes … ?



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Oui, un garçon et une fille, c'est différent. Oui, il y a une part de l’ordre de l’inné et de l’acquis dans ces différences... On sait aussi, aujourd'hui que le cerveau humain n’est ni masculin, ni féminin. 




«L’être humain est génétiquement programmé, mais programmé pour apprendre.» François Jacob ( prix Nobel ) …



Le véritable danger : ce sont les idées d’extrême-droite qui font leur chemin , et se banalisent … !