Affichage des articles dont le libellé est Réalité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Réalité. Afficher tous les articles

mardi 27 décembre 2016

Erik Johansson - Distorsion de la réalité ...


Erik Johansson est un photographe suédois autodidacte basé à Berlin et né en 1985, qui dans ses meilleurs travaux combine, transforme et retouche des images avec Photoshop pour créer des illusions d’optiques où l’intérieur devient extérieur, où les perspectives se mélangent où les sens s’inversent suivant l’endroit de l’image où l’on regarde pour nous embrouiller le cerveau à la manière de M.C. Escher.

Il décrit lui-même ses oeuvres comme étant “de surréalistes photos réalistes — des idées surréalistes réalisées de manière réaliste, mais avec une touche d’humour.” Il précise: “je n’ai pas vraiment décidé à un moment précis de me diriger vers un style particulier. Mais mon travail est peu à peu devenu ce qu’il est aujourd’hui ; je souhaite juste développer les idées qui me viennent en tête.

Ces oeuvres les plus récentes démontrent à merveille cette distorsion de la réalité en fusionnant plusieurs images en une seule...

Cette photographie représente un lac se brisant en plusieurs morceaux. Cet effet a été obtenu en photographiant la mise en scène d’un petit cannot disposé sur 17 mètres carrés de débris de miroirs et en mêlant l’image obtenue à un cliché représentant un paysage lacustre suédois.

Le travail d’Erik Johansson est à découvrir sur son site internetet il explique ses méthodes de création dans une série de vidéos à visionner ici.


Par exemple:










mardi 10 mai 2016

Une lecture Zen des Evangiles.-6/.-

La religion, un art de voir.
Oui, mais il ne s'agit pas d'image de certitude... Ce serait comme la nature du Tao, « vague et imprécise » Lao Tseu. Certains n'aiment pas … !
En effet :
- Ce que nous sentons, voyons, entendons... Tout cela n'est pas la propriété intrinsèque de la chose en elle-même... On peut se demander ce qu'est '' la réalité '' des choses … ?
- « Un homme n'est pas tant blessé par ce qui lui arrive que par l'idée qu'il s'en fait. » Montaigne
La réalité n'est ni bonne, ni mauvaise : c'est une affaire de perception...

Jésus, utilise une terminologie différente... Il appelle à « naître à nouveau »... Et, ce n'est pas une question de croyance, mais d'éveil...
Jésus compare l'expérience de l'éveil au vent qui « souffle où il veut, tu entends sa voix mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va.»...
Nicodème voyait un Royaume annoncé par des signes : « Personne ne peut accomplir les signes que tu accomplis. », un événement historique extérieur... Or, Jésus dit que le Royaume est déjà parmi nous ( Lc 17, 20).
Il s'agit donc de Le voir !

Le Royaume est la réalité présente.

Jésus emploie les mots de '' Fils de l'homme'' … « Élever le Fils de l'homme » ne signifie pas : ''adorer Jésus crucifié...''.. Le ''Fils de l'homme'' est sa manière de rejoindre toute l'humanité. Ce titre pourrait s'appliquer à tout homme...

Accepter que nous ne sommes pas ''tout-puissant''. La condition humaine peut paraître ''tragique'', elle peut basculer si nous en prenons conscience..
'' Etre conscient, transforme ! ''


Il me semble être ballotté par ''le destin''.. ? Mais, ce que je nomme ''le destin'' s'apparente à ce rocher que roule Sisyphe et dont parle Camus... 
Nous pouvons comprendre que ce destin ''c'est nous''. Il n'y a aucun ''moi'' qui puisse être distingué de cette mystérieuse force appelé destin.. 
Camus nous dit que Sisyphe réalise que « son destin lui appartient. Son rocher est à lui. »... 
Accepter le manque... 
Camus a fait l’expérience de la clarté de la sagesse de 'absurde' : voir le monde tel qu'il est.





samedi 12 septembre 2015

C'est l'histoire d'un moine ...


C'est l'histoire d'un moine à qui l'on demande ce qu'il fait dans son monastère bénédictin. Il répond « je tombe, je me relève, je tombe, je me relève... ».

Pourtant... Au yeux des apparences, ce moine participe aux liturgies, travaille, mange, dort, lit...
Sa réponse s'en tient à ce qu'il fait réellement : dans la réalité de son esprit. Cette ''réalité'' est sans doute pour cet homme, la seule véritable réalité : celle qui est impermanente, et qui dans le cadre de cette vie ( à échelle humaine) s’accomplit ici - sans aucun doute- dans la communion avec l'Esprit.
Gevrey-Chambertin - un moine 
Cette ''expérience'' se rapproche de cette autre histoire, d'un moine zen à qui l'on demande ce qu'il fait dans son monastère. Il répond : « quand je travaille, je travaille ; quand je dors, je dors, quand je mange, je mange ; etc ... ». Ce moine insiste sur la présence à soi dans l'instant.
Un moine bouddhiste.




Ces deux histoires ''vraies'' sont essentielles : elles touchent l'essence du sens que l'on donne à une vie. Elles imagent deux directions, qui ne sont pas - à mon avis - inconciliables ; mais complémentaires... Ces deux expériences, témoignent d'une Autre réalité, que celle que nous avons créée ( plutôt copiée) nous-mêmes à partir de notre environnement immédiat.



vendredi 20 mars 2015

Lecture : De la croyance à la foi critique – J. Moingt -23/99-

Histoire...

« La foi baptismale a fondamentalement bénéficié du fait qu'à son apparition dans l'histoire tous les peuples du monde croyaient à quelque(s) divinité(s) ...donc ...  « C'est d'abord avouer que sa foi au Christ est tributaire de la croyance universelle en Dieu des hommes du passé.. »
« Dieu s'est fait connaître aux hommes de tout temps, c'est accepter dans l'humilité et l'action de grâce que nous ne sommes pas les détenteurs exclusifs de cette révélation … (…) Ce n'est pas … proclamer que toute religion a sa part de vérité – ce qui n'est pas faux, mais n'est vrai que dans l'acte de s'en laisser déposséder, car la vérité n'est tenue que partagée en tant que totalité une et indivise... » ( p 420)









Le «  mal dont nous risquons de mourir, (qui) est notre incapacité d'annoncer au monde le salut, du fait que nous ne savons plus parler en langage d'universalité. Personne n'est apte à se proclamer annonciateur et porteur d'un salut universel, s'il est incapable de se reconnaître soi-même tributaire de son universalité, bénéficiaire, non seulement de son ouverture à tous les hommes, mais également de son attente par tous. » ( p 421)

«  .. nous ne doutons pas que Dieu les ( c.a.d. les païens des anciens temps) ait fait d'avance bénéficier du salut dont leurs croyances ont contribué à nous transmettre l'espérance... » «  nous y percevons néanmoins l'espérance vraie d'un salut.. »

« La révélation, n'avait pas non plus de support objectif dans les mythes religieux du paganisme... »

( p 421)

vendredi 9 janvier 2015

L'identité d'Euler: la plus belle équation ...

La plus belle équation de l'Histoire, revient au mathématicien suisse Leonhard Euler au XVIIIe siècle : eiπ + 1 = 0. Elle décore le plafond du Palais de la découverte...



L'identité d'Euler présente la particularité de relier entre elles les cinq grandes constantes des mathématiques : 0, 1, pi, e et i





Cette relation comprend en elle seule tous les fondements des mathématiques. Chaque élément représente un élément important des mathématiques.

Il y a les éléments de notre système de comptage :
  • 0 : aux racines indiennes , l'élément nul. Il représenter le « rien » 
  • 1 : l'unité, la base, dont l'origine se perd dans la nuit des temps... 
On trouve les opérations mathématiques :
  • = : le signe de l'égalité, des équations. 
  • + : le signe de l'addition, la base des calculs. 
  • × : le signe de la multiplication, qui est aussi la puissance supérieure de l'addition. 
  • ^ : la puissance, la puissance supérieure de la multiplication. 
Et les principales constantes :


π : la constante d'Archimède, découvert pendant l'Antiquité grecque, définie comme le rapport du périmètre d'un cercle sur son diamètre. ( Pi = 3.14159265.. )

e : la constante d'Euler, la base de la fonction exponentielle. C'est aussi la valeur pour laquelle le logarithme népérien vaut 1. Un nombre impossible à écrire exactement dans l'écriture décimale (2,718281828...), il relève de l'économie, de la croissance, c'est la base de la prédiction, on le retrouve partout, dans la nature, dans la société, dans le développement d'une plante, l'extension d'une épidémie ...

i : la base des nombres complexes, définie comme la racine carré de -1, en effet i² = -1. Un nombre « imaginaire », représenté pour la première fois pendant la Renaissance mais qui n'est maîtrisé que depuis le XIXe siècle, il symbolise l'algèbre et permet de résoudre des équations polynomiales qui pendant longtemps n'avaient pas de solution.


On dit que ce nombre est imaginaire (!), car nous savons tous qu'un nombre élevé au carré est soit nul ou positif. Et, pourtant... on peut faire pas mal de chose avec ce nombre imaginaire.

Il « existe » ( en tout cas, nous les avons inventé...) des nombres transcendants...

Un nombre est transcendant s'il n'est pas solution d'aucune équation polynomiales à coefficients entiers. Par exemple sqrt(2) (racine carré de 2) n'est pas transcendant puisqu'il est solution de l'équation x²-2= 0.

Jusqu'en 1844 personne ne savait s'il existait un seul nombre transcendant. En 1873 Charles Hermite démontre que le réel « e » est transcendant, et en 1882 Ferdinand Lindemann montre que « PI » est transcendant. Ce dernier résultat clos le problème de la quadrature du cercle posé depuis l'Antiquité par les Grecs (qui consiste à construire à la règle et au compas un carré ayant la même aire qu'un cercle donné) en y répondant par la négative.



Bertrand Russell « Les mathématiques ne possèdent pas seulement la vérité, mais la beauté suprême, une beauté froide, austère, comme celle d'une sculpture. »

Sources: dernièrement un article de Télérama, entre autres ...

Enfin, pour connaître le détail du contenu du raisonnement qui amène à l'identité d'Euler, visionnez cette vidéo, qui part de connaissances de niveau BAC ...

« Raison d'être de la formule d'Euler et de l'identité d'Euler »

samedi 29 novembre 2014

Reconnaître un sens...


« Il se trouve que j’ai chez moi une reproduction de Picasso représentant Don Quichotte et Sancho Pança sur leur monture respective, avec en fond les moulins à vent. Sur cette page blanche, il y a exactement trente huit taches d’encre, pas une de plus, pas une de moins. A votre choix, vous pouvez me déclarer:
Peut-être s'agit-il de ce dessin
de 1955 et de Picasso ...?



« Tiens, voilà le Don Quichotte de Picasso! »
ou bien: « C’est une feuille de papier avec trente huit taches d’encre! ». 

Dans les deux cas, vous avez raison, et en plus, dans chacun des cas, votre discours sera irréfutable. Il reste pourtant une différence entre les deux propos. A qui m’affirmerait qu’il n’y a qu’une feuille de papier tachée d’encre et rien d’autre, il m’est impossible de prouver que c’est aussi un dessin de Picasso. Tandis que celui qui reconnaît que c’est un dessin de Picasso ne fera aucune difficulté pour convenir que c’est aussi une page tachée d’encre.

La fermeture de l’esprit engendre l’intolérance, elle est réductionniste, c’est-à-dire mutilante du principal: aux taches d’encre, le dessin de Picasso ajoute le plus important, c’est-à-dire le sens.

Mais si vous refusez d’admettre le sens, je suis dans l’impuissance de vous prouver qu’il existe »


Parabole du Père Bruckberger ,  et photos de Gilbert Garcin .


jeudi 9 octobre 2014

Le regard fait l'image -10/99-

Photos de Gilbert Garcin 

C'est à 63 ans, en 1993, que Gilbert Garcin a trouvé son écriture photographique. Avec du carton, des ciseaux, de la colle (et un appareil photo, quand même ...)









           
           
                         

lundi 22 septembre 2014

Le Mythe ne serait pas « réel »... ?

Et, la science... ?
Le réel atteignable par la science est un réel d'interaction et le réel en soi reste voilé ( Bernard d'Espagnat, Traite de physique et de philosophie, 2002) .
La physique quantique est le terrain privilégié de la mise en évidence de l'incomplétude, de ce « quelque chose qui échappe ». la micro-physique rappelle que l'homme n'est pas un spectateur indépendant du réel qu'il explore mais qu'il en est partie intégrante. Mesurer et connaître pour le physicien quantique, 'est agir, interagir sur le réel. Il ne voit donc qu'une trace de réel... Une telle interaction perturbe nécessairement l'objet qu'on ne peut connaître comme un « en soi ». Il y a un vrai butoir à la connaissance de l'objet quantique. Le fond des choses échappe, le réel en soi est voilé. Quelque chose échappe, quelque chose qui est de l'ordre de l'origine justement.
La chance de l'humain, c'est que sa « raison » n'a pas lieu d'abdiquer, mais au contraire, c'est l'occasion de la confronter au « mystère »...
De quel mystère s'agit-il. C'est le mystère du connaître.

L'un des essais les plus intéressants pour repenser l'idée du mystère a été, au XXe siècle, celui de Gabriel Marcel ( Positions et Approches concrètes du mystère ontologique, 1949). Ce dernier fait la distinction entre le problème et le mystère. Le problème est une question que nous nous posons sur des éléments considérés comme étalés devant nous, hors de nous généralement. Le propre de la pensée qui se pose des problèmes est de postuler implicitement que le fait de les connaître ne modifie pas les éléments du problème. Le cas le plus clair est celui des problèmes mathématiques classiques.
Il y a mystère, au contraire, quand celui qui s'interroge appartient à ce sur quoi il s'interroge.

« Un mystère, écrit Gabriel Marcel, c'est un problème qui empiète sur ses propres données, qui les envahit et se déplace par là même comme simple problème .. » Et encore : «  le mystère est quelque chose dans lequel je me trouve engagé, et ajouterai-je, non pas engagé partiellement par quelque aspect déterminé et spécialisé de moi-même, mais au contraire engagé tout entier en tant que je réalise une unité qui d'ailleurs, par définition, ne peut jamais se saisir elle-même et ne saurait être qu'objet de création et de foi. »

Parmi les outils - que notre tradition, du fond des âges nous fournit pour appréhender le mystère – les mythes sont essentiels.

Sources: articles de Thierry Magnin

mardi 1 juillet 2014

Voyager, ça pourrait ( peut-être ...) être bien, mais ...


Voyager, ce pourrait être, aller à la rencontre de ses désirs et de ses rêves... Bien sûr, ce n'en est rien. On se contente de voyager avec, et de revenir avec …
Voyager, ce pourrait être une exploration de l'inconnu... Pourquoi faire ? Apprendre. 
En fait, cela ne sert qu'à réduire l'imaginaire, pour s'imaginer gagner en réalité... Voyager, c'est s'appauvrir … !
Voyager, ce pourrait être, amener à soi une autre façon de se représenter le monde ; mais ce n'est que faire reculer un peu plus cela même qui nous était inconnu... et qui, manifestement gagnait à l'être.


Voyager c'est rechercher du neuf, pour s'imaginer ne pas perdre son temps... Alors, que le véritable Voyage, serait de prendre plaisir à perdre son temps.
Voyager c'est se séparer de ce qu'on s'imagine posséder, pour acquérir encore plus de services, dépenser encore plus … Alors que le véritable voyage, serait de se déposséder tout à fait, et ne plus revenir...


Voyager serait – peut-être - de ne plus être un client, un touriste …, mais cela ne suffirait pas.
Voyager serait – peut-être - chercher à ne plus être rudimentaire, inculte, grossier, superficiel, égoïste, pressé, paresseux, stupide , mais cela ne suffirait pas ...
Voyager serait de partir rencontrer l'imprévu, l'incident, l'accident, la perte,..., mais cela ne suffirait peut-être pas.


L'étendue géographique du Voyage pourrait être réduit à une pièce.
Voyager pourrait être une aventure intérieure. Le désert, au pire, une cabane au fond du jardin … Et la rencontre de l'autre, dans ma rue …


L'imaginaire, est le véritable pays que j'ai plaisir à visiter. Il se représente indéfiniment, et varie avec ceux qui le parcourent...
J'aime les voyages d'Ulysse, et les aventures des chevaliers de la Table ronde. J'aime parcourir l'île déserte de Robinson Crusoé...
Et le passé irréel, et l'avenir incertain …
           
           
Illustration de couverture de livre, par James Avati
    James Avati

Avertissement: " je ne sais pas, si je crois tout ce que je viens d'écrire... Mais, pourtant cela me parait relativement sincère ...! Mais, à part ça, j'aime bien voyager ... parfois.... Enfin, là: j'ai pas envie ... Demain .

- Les montages photos, sont de Erik Johansson
- Les illustrations du début, sont de Peregrine Heathcot