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dimanche 3 septembre 2017
jeudi 31 août 2017
La Quête du Graal : La Procession du Graal – 21/21 -
* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : Le Rétablissement..
- « Que vois-je de ''rétabli'' ?.»

Entrez !
Dans cette procession sont portés, le Graal et les autres objets sacrés, à travers les salles du Temple. Plusieurs des personnages archétypaux, que nous avons rencontrés, sont présents : le Roi Salomon, la Reine de Saba, la Chekhinah, Galaad et le Chercheur …
Galaad, Perceval et Bohort, ont conduit le corps de Dandrane et la Coupe sacrée dans la ville de Sarras, là même où ils ont connu l'expérience de la Révélation des mystères divins.
Galaad est devenu Roi de Sarras pendant un temps, jusqu'à ce qu'il voit les ''choses spirituelles'' : le monde était-il devenu trop lourd... ?
Le Graal est retiré du monde des hommes par une main sortie des nuages, qui le monte au ciel. ( cf Texte ci-dessous )
D'autres disent que le Graal est resté sur terre, confié aux bons soins de Perceval et, après lui, de son frère Feirefis, puis du Prêtre Jean... Que sont devenus les gardiens du Graal … ?

On raconte que longtemps après l'époque du Roi Arthur, lorsque la Quête du Graal n'était plus qu'un vague souvenir, deux jeunes chevaliers étaient partis à sa recherche... Lorsqu'ils avaient fini par revenir après une très longue absence, ils avaient beaucoup changé. Aux questions à propos de ce qu'ils avaient vu, ils s'étaient contentés de répondre : « Allez où nous sommes allés et vous verrez. »
Ensuite ; ils auraient dit que, pour eux, « les choses ne faisaient que commencer »...
Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews
mardi 22 août 2017
La Quête du Graal : Dandrane - 18/21 -

* Quelle est votre Question ?
( en conclusion de l'étape précédente..) : Perceval...
- « Quelle est Ma
question, »
Entrez !
Dandrane est la sœur de Perlesvaus( alias Perceval) ( voir Perlesvaus ou Haut Livre du Graal et La Quête du Saint Graal de 1230 ). Elle est aussi la nièce du Roi Pêcheur ( Perceval avait une sœur qui restait anonyme dans la Quête du saint-Graal).
Dans Perlesvaus, elle se rend à la Chapelle du Cimetière Périlleux afin d'y récupérer un morceau de linceul qui permettra de vaincre l'ennemi de la Veuve Dame. Une voix céleste l'avertit de la mort du Roi Pêcheur. Enlevée par Aristor, elle est délivrée par son frère.
Elle meurt au Château du Graal.
Entrez !
Dandrane est la sœur de Perlesvaus( alias Perceval) ( voir Perlesvaus ou Haut Livre du Graal et La Quête du Saint Graal de 1230 ). Elle est aussi la nièce du Roi Pêcheur ( Perceval avait une sœur qui restait anonyme dans la Quête du saint-Graal).
Dans Perlesvaus, elle se rend à la Chapelle du Cimetière Périlleux afin d'y récupérer un morceau de linceul qui permettra de vaincre l'ennemi de la Veuve Dame. Une voix céleste l'avertit de la mort du Roi Pêcheur. Enlevée par Aristor, elle est délivrée par son frère.
Elle meurt au Château du Graal.
Ici, dans cette image, Dandrane, est assise devant un autel rudimentaire au-dessus duquel les 4 objets sacrés flottent dans les airs : le calice, la pierre, l'épée et la lance. Ils n'ont pas de substance, car Dandrane les voit lors d'une vision... Le Chercheur hésite à entrer … Le ciel est obscur, la lune éclaire le paysage …
Dandrane voit le Graal, avant même qu'il ne devienne l'objectif principal des chevaliers de la Table Ronde. Elle se joint à la Quête
Aux derniers jours de la Quête, elle accompagne Perceval, Galaad et Bohort à bord de la nef de Salomon et interprète les messages laissés par le roi à l'intention de ceux qui s'y embarquent.
Dandrane va donner son sang, pour sauver une femme lépreuse qui ne peut être sauvée que par le sang d'une jeune fille pure et innocente... Quelque chose tourne mal, et elle saigne à mort …
La Nef conduira son corps à Sarras, la ville sainte du Graal, où elle est enterrée.
Pour continuer le Chemin : -
Préparez votre question...
Sources : Le Tarot du Graal
de John Matthews
samedi 19 août 2017
La Quête du Graal : Perceval - 17/21 -
* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : La Chute du Temple...
- « Éventuellement : Quel piège.. et comment en sortir ?»
Entrez !

Le chercheur du Graal se tient devant une forme... ''imaginaire''... Archétypale... ?
La forme de Perceval qui porte le Graal scintillant de lumière. Il l'offre au chercheur qui semble hésiter à l'accepter. En arrière-plan, on aperçoit la Chekhinah voilée de la lame 11.
La carte 17 ( L’Étoile) nous amène au moment, où les mystères du Graal commencent à se révéler eux-mêmes au Chercheur. Les trois chevaliers considérés comme ayant trouvé le Graal figurent dans la dernière séquence d'images.
Ici, le Chercheur du Graal rencontre Perceval, le protagoniste du texte arthurien le plus ancien du Graal : '' Le Conte du Graal '' de Chrétien de Troyes du XIIe siècle.
La Quête de Perceval, est laborieuse, hésitante, parfois pénible …
En arrivant à un château sans nom, il rencontre le roi blessé et assiste à la procession du Graal, mais faillit à demander sa signification. Au matin, il se réveille dans le château désert et commence un log voyage qui l'y ramènera, ayant acquis la sagesse nécessaire pour poser la question primordiale qui guérira le roi...
En arrivant à un château sans nom, il rencontre le roi blessé et assiste à la procession du Graal, mais faillit à demander sa signification. Au matin, il se réveille dans le château désert et commence un log voyage qui l'y ramènera, ayant acquis la sagesse nécessaire pour poser la question primordiale qui guérira le roi...
La sagesse ( la Chekhinah) cachée, peut enfin se communiquer à ceux qui désirent l'entendre...
Cette image, montre la voie vers une compréhension plus profonde des énergies juvéniles qui émergent de nous et peuvent réapparaître à tout moment de la vie.
Pour continuer le Chemin : - Préparez votre question...
Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews
cf ----> Articles sur …...L'HISTOIRE DE PERCEVAL, LE CHEVALIER...
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jeudi 10 août 2017
La Quête du Graal : Sarras - 14/21 -
* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : Le Saint-Sépulcre...
- « Que dois-je laisser ''mourir'', pour passer ce cap ? »
Entrez !

Sarras est mentionnée pour la première fois dans la ''Queste del Saint-Graal'' du XIIIe siècle, qui en parle comme d'une île, située apparemment en Arabie ou quelque du côté de Jérusalem. Sarras, pourrait être la ville des Sarrasins, terme générique qui désigne au Moyen-âge tous les ''infidèles'' ( païens) qui combattent les chrétiens... Après leur défaite, les habitants de Sarras se convertissent au christianisme...
La dernière partie du voyage entrepris sur la nef de Salomon par les trois chevaliers ayant survécu à la Quête du Graal ( Galaad, Perceval et Bohort ) les a conduits à Sarras, décrit plus en termes d'état d'existence que de lieu réel.
Ici, dans une grande basilique bâtie par les anges, est gardée le Graal. Lors de la célébration des mystères suprêmes, il en sera retiré et monté au ciel par une main désincarnée. Galaad avait brièvement été roi de Sarras avant de mourir après avoir jeté un regard à l'intérieur du Graal.
Dans le ''Morte d'Arthur'', Thomas Malory l'appelle le ''palais spirituel''. Dans certaines variantes du mythe, Sarras renfermait les tombes de Galaad et de Perceval.

La place où le Graal trouve un abri et les chevaliers se reposent est grandement associée à la paix intérieure, au calme et à la sérénité.
Le nom traditionnel de cette lame du Tarot est la Tempérance :
Tempérance est l'arcane de l'échange, de l'écoulement serein de la vie. Cette carte représente un ange qui fait circuler de l’eau entre deux amphores. Cette carte symbolise le passage d’une situation à une autre. Elle est synonyme de soulagement, de guérison, et d’harmonie.
La Tempérance fait le pont reliant inconscient personnel et collectif. Entre le Divin et l'homme, se situe l'Ange. Pour aller vers l'unité du Divin, il faut avoir fait sa propre unité interne.
Pour continuer le Chemin : - Préparez votre question...
Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews
vendredi 4 août 2017
La procession du Graal au château du Roi Pêcheur
Episode du GRAAL, dans le château du Roi Pêcheur:
Texte de Chrétien de Troyes
Et il s'en va, la lance haute, armé comme il était venu.Il tient chemin toute la journée, sans faire rencontre de nulle créature terrienne qui lui sache indiquer sa voie. Sans cesse il fait prière à Dieu, le Père Souverain, Lui demandant, s'Il le veut bien, de trouver sa mère en bonne vie et en santé.
Il priait toujours quand, descendant d'une colline, il parvient à une rivière. L'eau en est rapide et profonde. Il n'ose s'y aventurer. "Seigneur, s'écrie-t-il, si je pouvais passer cette eau, je crois que je retrouverais ma mère si elle est encore en ce monde!"
Il a longé la rive. Approche d'un rocher entouré d'eau qui lui interdit le passage. À ce moment, il voit une barque qui descend au fil du courant. Deux hommes y sont assis. Sans bouger il les attend, espérant les voir au plus près. Mais ils s'arrêtent au milieu de l'eau, ancrent leur barque fortement. L'homme à l'avant de la barque pêche à la ligne, piquant à l'hameçon le leurre d'un petit poisson pas plus gros que menu vairon.
Le chevalier qui les regarde, ne sait comment il peut passer cette rivière. Il salue les gens. Il leur dit: "Seigneurs, me direz-vous où il est un pont ou un gué?"
Le pêcheur lui répond:
"Non, frère, vingt lieues en aval ou amont il n'est ni gué, ni pont, ni barque plus grande que celle-ci qui ne porterait pas cinq hommes. On ne peut passer un cheval. Il n'est ni bac, ni pont, ni gué.
-Par le nom de Dieu, dites-moi où je trouverai un logis pour cette nuit.
-Vous en aurez besoin, c'est vrai. De logis comme d'autre chose. C'est moi qui vous hébergerai pour cette nuit. Montez par cette brèche que vous voyez là dans la roche. Quand vous serez dessus le haut, vous apercevrez un vallon et une maison où j'habite près de la rivière et des bois."
Pousse son cheval par la brèche jusqu'au sommet de la colline. Il regarde au loin devant lui mais ne voit rien que ciel et terre. "Que suis-je ici venu chercher sinon niaiserie et sottise? Que Dieu couvre de male honte qui m'a enseigné mon chemin! Vraiment, je vois une maison à découvrir ici en haut! Pêcheur, tu m'as dit un beau conte! Tu as été trop déloyal si tu me l'as dit pour me suivre!"
À peine a-t-il ainsi parlé qu'il aperçoit en un vallon la pointe d'une tour. De ce lieu-ci jusqu'à Beyrouth on n'eût point trouvé une tour si bien plantée! Oui, c'était une tour carrée de pierre bise et deux tourelles. L'était en avant une salle et, devant la salle, des loges.
Le cavalier descend par là. "Celui qui m'enseigna la voie, il m'a bien conduit à bon port!" Maintenant se loue du pêcheur et, comme il sait où héberger, ne le traite plus de tricheur ou de félon ou de menteur. Joyeux il s'en va devers la porte. Trouve baissé le pont-levis.
Tout juste est-il dessus le pont qu'il rencontre quatre valets. Deux valets ôtent son armure, un autre emmène son cheval, lui donner avoine et fourrage; le dernier vient au cavalier et lui recouvre les épaules d'un manteau de fin écarlate neuf et brillant. Les valets le mènent aux loges. D'ici au moins jusqu'à Limoges on n'en eût trouvé de si belles.
Le cavalier s'y attarde jusqu'au temps où viennent le quérir deux serviteurs. Il les suit. Au milieu d'une vaste salle carrée se trouve assis un prudhomme de belle mine, aux cheveux déjà presque blancs. Il est coiffé d'un chaperon de zibeline aussi noire que mûre. S'enroule autour du chaperon une étoffe de pourpre. De mêmes matières et couleurs est faite la robe du prudhomme. Penché, il s'appuie sur son coude. Au milieu de quatre colonnes, devant lui brûle un clair grand feu. Si grand que quatre cents hommes au moins auraient pu se chauffer autour sans que la place leur manquât. Les hautes et solides colonnes qui soutenaient la cheminée étaient oeuvres d'airain massif.
Accompagné des deux valets, devant ledit seigneur paraît l'hôte qui s'entend saluer: "Ami, vous ne m'en voudrez point si pour vous faire honneur je ne puis me lever: mes mouvements sont malaisés."
L'hôte répond: "Au nom de Dieu n'ayez souci! Toutes choses sont bien ainsi."
Le prudhomme s'en soucie si fort qu'il fait effort pour se soulever de son lit. Il dit: "Ami, ne craignez point! Approchez-vous! Asseyez-vous tout près de moi. Je vous l'ordonne."
L'hôte s'assoit. Et le prudhomme lui demande:
"Ami, d'où venez-vous aujourd'hui?
-Sire, ce matin j'ai quitté un château nommé Beaurepaire.
-Dieu me garde! Vous avez eu longue journée! Ce matin vous étiez en route avant que le guetteur ait corné l'aube!
-Non sire. C'était déjà prime sonnée, je vous assure."
Pendant qu'ils parlent entre un valet, une épée pendue à son cou. Il l'offre au seigneur qui la sort un peu du fourreau et voit clair où l'épée fut faite car c'est écrit dessus l'épée. Il la voit d'un acier si dur qu'en aucun cas elle ne se brise sauf un seul. Et seul le savait qui l'avait forgée et trempée.
Le valet, qui l'avait portée, dit: "Sire, la blonde pucelle, votre nièce la belle, vous fait présent de cette épée. Jamais n'avez tenu arme plus légère pour sa taille. La donnerez à qui vous plaira, mais ma dame en serait contente si cette épée était remise aux mains de qui serait habile au jeu des armes. Qui la forgea n'en fit que trois. Comme il mourra, n'en pourra jamais forger d'autre."
Sitôt le seigneur la remet au jeune hôte, la présentant par les attaches valeureuses telle un trésor. Car le pommeau était en or, de l'or le plus fin d'Arabie ou bien de Grèce, le fourreau d'orfroi de Venise. Si précieuse, il lui en fait don: "Beau sire, cette épée fut faite pour vous. Et je veux qu'elle soit à vous. Ceignez-la et dégainez-la."
Ainsi fait le jeune homme en remerciant. Et, la ceignant, laisse un peu libre le baudrier. Tire l'épée hors du fourreau et, quand il l'a un peu tenue, il la remet. Elle lui convient à merveille, au baudrier comme au poing. Et il paraît bien être l'homme à en jouer en vrai baron.
Il confie l'épée au valet gardant ses armes, qui se tient debout près des autres autour du grand feu vif et clair. Puis volontiers vient se rasseoir auprès du généreux seigneur. Telle clarté font dans la salle les flambeaux qu'on ne pourrait trouver au monde un hôtel plus illuminé!
Comme ils parlaient de choses et d'autres, un valet d'une chambre vint, qui lance brillante tenait, empoignée par le milieu. Il passa à côté du feu et de ceux qui étaient assis. Coulait une goutte de sang de la pointe du fer de lance et jusqu'à la main du valet coulait cette goutte vermeille. Le jeune hôte voit la merveille et se roidit pour n'en point demander le sens. C'est qu'il se souvient des paroles de son maître en chevalerie. Ne lui a-t-il pas enseigné que jamais ne faut trop parler? Poser question c'est vilenie. Il ne dit mot.
Deux valets s'en viennent alors, tenant en main des chandeliers d'or fin oeuvré en nielle. Très beaux hommes étaient ces valets qui portaient les chandeliers. En chaque chandelier brûlaient dix chandelles à tout le moins. Une demoiselle très belle, et élancée et bien parée qui avec les valets venait, tenait un graal entre ses mains. Quand en la salle elle fut entrée avec le Graal qu'elle tenait, une si grande lumière en vint que les chandelles en perdirent leur clarté comme les étoiles quand se lève soleil ou lune. Derrière elle une autre pucelle qui apportait un plat d'argent. Le Graal qui allait devant était fait de l'or le plus pur. Des pierres y étaient serties, pierres de maintes espèces, des plus riches et des plus précieuses qui soient en la mer ou sur terre. Nulle autre ne pourrait se comparer aux pierres sertissant le Graal. Ainsi qu'avait passé la lance, devant lui les pierres passèrent. D'une chambre en une autre allèrent. Le jeune homme les vit passer, mais à nul n'osa demander à qui l'on présentait ce Graal dans l'autre chambre, car toujours il avait au coeur les paroles de l'homme sage, son maître en chevalerie.
Je crains que les choses ne se gâtent car il m'est arrivé d'entendre que trop se taire ne vaut parfois guère mieux que trop parler. Donc, qu'il en sorte heur ou malheur, l'hôte ne pose nulle question.
Le seigneur commande alors d'apporter l'eau, mettre les nappes. Et font ainsi les serviteurs. Lors le seigneur comme son hôte lave ses mains, dans une eau chauffée tout à point. Deux valets apportent une large tour d'ivoire faite d'une pièce, la tiennent devant le seigneur et son hôte. D'autres valets mettent en place deux tréteaux doublement précieux: de par leur bois d'ébène ils dureront un très long temps; nul danger qu'ils brûlent ou pourrissent. Rien de tel ne saurait leur advenir. Sur ces tréteaux les valets ont posé la table; sur la table étendu la nappe. Que dirai-je de cette nappe? Jamais légat ni cardinal ni pape ne mangera sur nappe plus blanche! Le premier plat est une hanche de cerf, bien poivrée et cuite dans sa graisse. Boivent vin clair et vin râpé servi dedans des coupes d'or. C'est sur un tailloir en argent que le valet tranche la hanche et en dispose chaque pièce sur un large gâteau.
Alors, devant les deux convives une autre fois passe le Graal, mais le jeune homme ne demande à qui l'on en sert. Toujours se souvient du prudhomme l'engageant à ne trop parler. Mais il se tait plus qu'il ne faudrait.
À chaque mets que l'on servait, il voit repasser le Graal par-devant lui tout découvert. Mais ne sait à qui l'on en sert. Point n'a désir de le savoir. Il sera temps de demander à l'un des valets de la cour le lendemain dès le matin quand il quittera le seigneur et tous ses gens.
On lui sert à profusion viandes et vins les plus choisis, les plus plaisants qui sont d'ordinaire sur la table des rois, des comtes, des empereurs.
Quand le repas fut terminé, le prudhomme retint son hôte à veiller pendant que les valets apprêtaient les lits et les fruits. On leur offrit dates, figues et noix-muscades, grenades, girofles, électuaire pour terminer et encore pâte au gingembre d'Alexandrie et gelée d'aromates.
Ils burent ensuite de plusieurs breuvages: vin au piment sans miel ni poivre, bon vin de mûre et clair sirop.
Le Gallois s'émerveille de tant de bonnes choses qu'il n'avait jamais goûtées.
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| Parsifal quitte le château par William Pogany |
Enfin le prudhomme lui dit: "Ami, c'est l'heure du coucher. Si vous me permettez je vais retrouver mon lit dedans ma chambre. Hélas, je n'ai nul pouvoir sur mon corps! Il faut que l'on m'emporte."
Entrent alors quatre serviteurs très robustes qui saisissent la courtepointe où le seigneur demeure couché et l'emportent dedans sa chambre.
Le jeune homme reste là, seul avec valets pour le servir et prendre bien soin de lui. Puis quand le sommeil le gagne, ils le déchaussent, le dévêtent et le couchent dans un lit garni de draps de lin très fins. Jusqu'au matin il y dormit.
Dès le point du jour s'éveilla. Toute la maison était déjà levée mais personne ne se trouvait auprès de lui. Il lui faudra donc s'habiller seul, qu'il le veuille ou non. N'attend une aide de quiconque, se lève et se chausse, va prendre ses armes posées là sur la table proche. Dès qu'il est prêt, il va de porte en porte qui étaient ouvertes la veille. Mais c'est en vain: portes fermées et bien fermées! Il appelle, il frappe très fort et encore plus, mais personne ne lui répond.
Il en est là, va à la porte de la salle. Elle est ouverte. Il en descend tous les degrés jusqu'en bas. Il trouve son cheval sellé, sa lance auprès de là et son écu contre le mur. Il monte et va partout cherchant mais il ne rencontre personne: sergent, écuyer ni valet. Le pont-levis est abaissé vers la campagne. Nul n'a donc voulu le retenir, quelle que soit l'heure, quand il voudrait quitter ce lieu! Mais il pense bien autrement: ce sont les valets, se dit-il, qui sont partis sur le chemin de la forêt relever des pièges et des cordes. Va donc aller de ce côté pour en trouver quelqu'un, peut-être, qui dise où l'on porte ce Graal et pourquoi cette lance saigne. Passe le pont pensant ainsi, mais quand il est dessus la planche il sent bien que les pattes de son cheval bondissent d'un coup. Par bonheur elles sautent à merveille, sinon cheval et cavalier auraient pu s'en tirer très mal! Il tourne la tête en arrière et voit qu'on a levé le pont sans que nul se soit montré. Il appelle, mais point de réponse.
Il crie: "Dis-moi, toi qui as levé le pont: Réponds-moi! Où te caches-tu? Montre-toi, car j'ai quelque chose à te dire!"
Vaines paroles! Nul ne lui répondra.
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mardi 1 août 2017
La Quête du Graal : Le Roi blessé - 12/21 -
* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : La Chekhinah...
- « Où aller chercher cette force... ? »
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| Une salle en ruine, aux murs craquelés et meubles en miettes. Le ciel est visible à travers les trous de la toiture. Un homme plein de dignité, portant couronne, est à moitié allongé sur le trône. De ses cuisses blessées le sang coule sur le plancher. Son visage tiré porte la marque de la souffrance. Près de lui se tient le Chercheur du Graal, armé d'une longue lance dont la pointe ensanglantée laisse tomber des gouttes de sang. Au-dessus du Roi Blessé volette une colombe blanche portant une hostie dans son bec. |
Le Roi Blessé apparaît, dans les légendes du Graal, comme son gardien privé de ses pouvoirs... Ses blessures non guéries le maintiennent dans une continuelle souffrance, et il ne peut être guéri, tant que le héros du Graal n'a pas obtenu le récipient rédempteur...
Mais le Graal ne peut opérer ainsi avant qu'un héros du Graal ne vienne poser la question : « Qu'est-ce que cela signifie ? », ou « A qui sert le Graal ? »
Rappelons-nous la visite de Perceval au Château du même Roi Pêcheur ; son manque de réaction devant le cortège du Graal... !
Ainsi, Perceval quitte le château du Roi Pêcheur sans avoir eu l’occasion de se renseigner sur le merveilleux cortège.
« Tu es un mauvais chevalier ! Pourquoi n’as tu pas demandé au Roi ton hôte ce qu’était le cortège qui a traversé trois fois la salle devant toi ? Tu aurais pu par cette simple question guérir le Roi de sa blessure et redonner vie à son royaume ! Mais tu n’as rien fait, tu ne t’es intéressé qu’à toi-même, et tu n’as fait preuve d’aucune compassion pour tous ceux qui souffrent dans ce royaume ! Va, maintenant, vivre tes aventures, mais que ta conscience ne trouve pas de repos tant que tu n’auras pas réparé ta mauvaise action ! ».
Sur ce, la jeune fille éperonne sa monture et s’enfuit dans la campagne.
- Pourquoi le Roi est-il blessé ? Cette question nous emmène dans les mythes profonds du pays. Les romans médiévaux parlent du Coup Douloureux, par lequel Balin blesse le Roi Pelles avec la lance de Longimus ( celle du Christ...), causant ainsi la désertification du Pays... Les coutumes celtiques imposent au chef estropié ou défectueux d'abdiquer.
Les romans médiévaux montrent qu'Arthur devient virtuellement un Roi Blessé, la Reine se tourne vers un autre chevalier ; l'unité du royaume est brisé... Le Gaste Pays est évidemment un royaume en dépression, comme aujourd’hui un homme ou une femme pourrait l’être.Le héros du Graal est potentiellement un nouveau roi ; sa quête du Graal le met en relation avec l'Autre-Monde, avec la ''Souveraineté''...
D'autre part les blessures du Roi Blessé sont associées au sacrifice rédempteur du Christ, dans une parfaite union de la tradition ancienne et de la tradition chrétienne.
Le roi blessé fait partie d'une lignée de gardiens du Graal descendant de Joseph d'Arimathie
Le Roi blessé est notre volonté brisée, qui ne nous relaie plus les commandements de l’âme, sans laquelle nous ne trouvons plus de sens à la vie, sans laquelle nous ne savons plus pour quoi vivre.

Et pourtant le conte nous enseigne qu’il y a un trésor merveilleux dans ce royaume, et que pour délivrer le Roi et le royaume de la dépression qui les accable, il suffirait qu’un étranger de passage s’intéresse à ce trésor.
Cette lame suggère au ''Chercheur'' la vulnérabilité aux blessures, tant mentales que spirituelles ; et l'espoir, l'attente de la venue de celui qui le guérira... Il en est ainsi, pour 'Le Pendu' : c'est le moment de l'attente, de la réflexion, toute action semble exclue.
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Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews
lundi 17 juillet 2017
La Quête du Graal : La Chekhinah – 11/21 -
* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : La Roue de la Fortune...
- « Et si, ma Fortune tournait.. ? Laquelle .. ? »
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La Quête du Graal, représente le désir d'union avec le Divin.
Le Chercheur du Graal marche seul dans un paysage de désolation. Derrière lui, invisible, se tient une femme vêtue d'une robe bleu foncé ornée d'étoiles, la tête recouverte d'un voile. Un faible éclat nimbe cette femme. Plus loin sur la route solitaire du Chercheur se dessine vaguement un château en ruine.
Dans les légendes du Graal, la Souveraineté est représentée par la Porteuse du Graal, qui porte la coupe de la régénération. Elle est reconnaissable sous son aspect de vieille sorcière, comme Messagère du Graal (voir aussi : Kundrie...) , et Dame Hideuse … Elle apparaît aussi comme la Reine des Objets Sacrés dans Peredur,
La tradition médiévale chrétienne va reprendre le Mythe, en l'appelant ''présence compatissante de Dieu'', sous les traits de la Chekhinah, ou d'une contrepartie féminine de Dieu... La tradition gnostique parle de ''Sophia'' la Fiancée divine... On peut dire que cette force féminine compatissante, écartée par l’Église officielle, a survécu dissimulée dans les traditions du Graal...
La ''Souveraineté'' comme image féminine est déterminante dans la mythologie celtique. Dans la Légende arthurienne, elle reste essentielle : la reine Guenièvre détient davantage le pouvoir que le Roi lui-même. Aussi, sa relation adultérine avec Lancelot, remet-elle en cause l'unicité du Royaume et la place d'Arthur...

Dans le ''Haut Livre du Graal'' - un roman arthurien anonyme daté du début du XIIIe siècle, et contemporain à ''La Quest del Saint Graal'' – Guenièvre semble être par qui le royaume tient encore debout, malgré la 'langueur' d'Arthur...
Et si Guenièvre, est à l'origine du courage et des exploits de Lancelot, cela fait d'elle la déesse inspiratrice … reste à savoir, si l'amour de Lancelot est ''pur'' … On entrevoit ici, la confrontation de la ''fin'amor'' avec le christianisme, qui qualifie cet amour de ''péché'' : c'est à cause de lui que Lancelot ne pourra accéder au Graal... Paradoxalement, c'est cet amour qui fera de lui le chevalier le plus fidèle à son Roi …
Guenièvre ( incarnation de la souveraineté ) serait alors une figure du paganisme, et Lancelot serait récupéré par le christianisme qui n'envisage pas la société sous l'angle de la femme...
Chez les celtes, cette figure féminine porte plusieurs noms : Brigit, Ana, Morrigan, Bodb, Macha, et plutôt sous la forme ternaire ( Il y a trois Macha …). dans la Légende arthurienne, les demoiselles se présentent souvent par trois … Les demoiselles de la Fontaine, étonnent Gauvain, elles vont fusionner en une : la fontaine étant le symbole de ''l'Autre Monde'' …
Dans le ''Haut Livre du Graal'', Guenièvre est sans cesse associée à la ''Vierge'' ; ce livre pourrait servir d'appui à une thèse qui ferait de la Vierge, une figure chrétienne qui reprendrait celle de la ''déesse-mère'' celte...
Aujourd'hui, le message spirituel, que nous pouvons retenir est que la présence d'une force comme la Sagesse, lors d'une ''relecture'' ( relecture de vie, du chemin parcouru ..), étaye la pensée claire et la discipline nécessaires pour dépasser les obstacles et trouver un moyen de surmonter les difficultés et d'accepter ''ce qui est'' et ne peut être autrement, et changer ce qui peut l'être ...
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Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews
mardi 11 juillet 2017
La Quête du Graal : Le Prêtre Jean – 9/21 -
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| Preste Juan de las Indias, carte espagnole de l'Afrique de L'Est, XVIe siècle |
* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : La commanderie...
- « Quelle est ma protection, ( ma commanderie...) à ma disposition? »
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Il n'est pas étonnant, qu'en ce précieux Moyen-âge, les grandes légendes se rencontrent. Ainsi dans le Parzifal de de Wolfram von Eschenbach, la Quête du Graal conduit au Royaume utopique du '' Prêtre Jean ''. Ce mystérieux royaume, décrit comme une réalité, figure l'Eden, le jardin des délices, le Royaume béni où croit l’Arbre de la Connaissance et où jaillit la Fontaine de Vie. C'est Hughes de Jabala, évêque, en 1145, qui mentionne pour la première fois aux autorités romaines l’existence du Prêtre Jean.
L'histoire du '' Prêtre Jean '' va être amplifié par les récits de Marco Polo, et les légats du Pape...
Précédemment, le Roi du Graal, ou le Roi Pêcheur, quel que soit le titre que l’on veuille lui donner, est aussi prêtre : c’est lui qui célèbre la messe où le Graal sert de calice, il est identifié au Christ, Vrai Roi du vase sacré.
Gamuret (le Père de Parzifal) , a eu deux fils : Parzifal ( avec Herzeloyde, la mère de Parzival, '' aussi claire que la lumière du soleil '', et de Belcan, une musulmane '' noire comme la nuit '', il engendre Feirefiz. Gamuret réconcilie incidemment les ténèbres et la lumière et, par extension, l’Orient et l’Occident.
Donc, Parzifal et des templiers s'embarquent à Marseille et se rend en Inde auprès de son demi-frère Feirefiz, l'Orient étant jugé digne de recevoir la Vase Sacré... Après la mort de Parzifal, le fils de Feirefiz et de Reanse de Joye ( la porteuse du Graal) , né en Inde, devient le Prêtre Jean ; tous les rois de ce pays depuis lors ont porté son nom. Marco Polo : « le roi de cette province est de la lignée de Prêtre Jean et lui aussi est Prêtre Jean. Il est prêtre chrétien [...] » - le devisement du monde, LXXIV

C’est ainsi qu’à la fin de son roman, Wolfram rattache la lignée du Graal à l’une des plus grande figure mythique du moyen-âge : celle du Prêtre Jean
En tant que prêtre et roi, Jean, combine la royauté temporelle au pouvoir spirituel ; les Templiers devaient sans-doute porter cette utopie...
Le Prêtre Jean représente l'idéal d'un roi sacré chrétien - un idéal que très partiellement réalisé dans l'histoire...
'Le Prêtre Jean' par Lima de Freitas ->
Au cours de la Quête, il est nécessaire de se retirer dans un lieu de tranquillité pour contempler le parcours déjà effectué ( une relecture …), faire le point de l'avancée, s'interroger …
L'arcane N°9, est celle de l'Ermite. La relecture, accompagnée, peut faire apparaître des doutes ; on peut aussi s'illusionner et vouloir rester dans le magnifique jardin du ''prêtre Jean''...
Cependant, il nous faut continuer le chemin... !
Pour continuer le Chemin : n'oubliez-pas : - Quelle est votre question ?
Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews
samedi 8 juillet 2017
La Quête du Graal : La commanderie – 8/21 -
* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : La nef de Salomon...
- « Où vais-je ? – Quelle est ma direction ? »
Entrez !
<- Une forteresse massive, à l’intérieur une église et suspendu dans les airs : le Graal ...
L'un des grands atouts des Templiers étaient les possessions plus ou moins fortifiées qu'ils avaient bâties et entretenaient aussi bien en Terre Sainte, que dans l'Europe entière. Forteresses, citadelles ou châteaux comportaient soit une église, soit une chapelle, des quartiers d'habitation, des écuries , des armureries... C'étaient parfois des centres administratifs et religieux. Les '' commanderies '' combinaient activité spirituelle et militaire...
La ''commanderie'' pourrait représenter ce que l'on entendait par '' Château de Graal ''. C'est ainsi qu'on imagine '' Montsalvage'' dans '' Le Jeune Titurel '' de A. von Scharffenberg...
Cette lame décrit le roc sur lequel est fondé la Foi, qui anime le chercheur du Graal : protection du faible par le fort, maîtrise de soi … C'est aussi le Refuge : la commanderie referme le temple (intérieur), les objets sacrés de la Quête du Graal...
Attention, le roc n'est pas celui de l'arrogance, de la colère ...
La lame VIII du Tarot traditionnel, illustre ''La Justice''... Cette notion évoque l'équilibre, et aussi une certaine détermination …
N'oubliez-pas : pour continuer le Chemin : - Préparez votre question ?
Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews
mercredi 5 juillet 2017
Le Tarot, le Graal et les Templiers
Les vacances permettent de partir vers des contrées moins connues... Ce pays est le Tarot, et chacune des ' lames ', sera l'étape de ce cheminement....
Sur les 22 lames majeures, j'en ai déjà décrit - ici même - 7 d'entre elles ( liens ci-dessous) ...
Sur les 22 lames majeures, j'en ai déjà décrit - ici même - 7 d'entre elles ( liens ci-dessous) ...
Je vais continuer le Chemin ....
En dehors de l'art divinatoire ( que j'ignore complètement...!) , le Tarot offre un outil de développement personnel et de connaissance de soi.
En effet, chaque lame représente un archétype universel. Et avec 22 lames majeures et 56 mineures, l'immense diversité du monde peut s'y retrouver. Chaque lame est bourrée de symboles. On peut ainsi établir une véritable communication avec son inconscient...
Le Tarot arthurien, décrit - des personnages ou des thèmes majeurs - des légendes arthuriennes. Les archétypes puissants qui sous-tendent cette tradition recèlent encore une profonde sagesse qui nous instruit et nous encourage, si nous y avons recours. Ainsi, au-dessus de la création littéraire qui a médiatisé ces personnages, ils sont en nous tous... La nature de leur vie et de leurs aventures est telle qu'ils accomplissent toujours des actions archétypales... Elles sont comme codifiées et alignées sur des modèles du monde naturel et intérieur...
Les histoires au sujet du Roi Arthur et de sa cour proviennent de modèles bien antérieurs au Moyen-âge, de traditions orales et mythiques celtes en particulier, puis chrétiennes ensuite …
On pourrait même y ajouter les contributions de Tennyson, T.H. White, Charles Williams et de nombreux romancier(e)s modernes...
L'universalité du Tarot n'a pas besoin de preuves, non plus que le pouvoir des histoires arthuriennes d'émouvoir, et d'illuminer ceux qui en ont la connaissance...
Le symbolisme qui gouverne ce jeu est celui des '' objets sacrés '' même : l'Epée, la Lance, le Graal et la Pierre, qui sont emblématiques des éléments Air, Feu, Eau et Terre ; et qui sont les objets de cette Quête... La Quête du Sacré...
Recevoir ces ''insignes de souveraineté'', c'est ne plus nous reconnaître ''blessé'' comme le Roi du Graal de la légende, mais réalisé, restauré par le pouvoir des éléments...
Le Tarot Arthurien ( c'est à dire : le mythe), remonte plus loin que son épanouissement médiéval et littéraire plus élaboré ; aussi, les images ne représentent pas directement les personnages de la saga littéraire...

Le Tarot du Graal, associe l'objet légendaire et sacré du christianisme qu'est le Graal, et la chevalerie, avec sa composante ''légendaire'' que sont les Templiers...
Nul ne sait comment naissent les légendes... C'est un peu comme si elles avaient toujours été présente dans les recoins les plus profond de la psyché ( l'âme) humaine, et ce qui explique la grande fascination sur tous ceux qui s'y intéressent...
Le Graal est l'objet d'une Quête, il représente un lien entre le sacré et le profane.. Il est un objet pourvoyeur d'interrogations sur le monde dans lequel nous vivons, donc un outil de quête personnelle en vue d'un développement personnel, voire d'un rétablissement spirituel...
Le poète médiéval Wolfram von Eschenbach, dans son poème Parzival ( v 1220) donne à ceux choisis pour garder le Graal le nom de Templeisen ( Templiers(*) )
Je rappelle, que pour le Graal, on peut le rattacher - au chaudron que le roi Arthur et ses guerriers doivent ramener de l'autre monde et cité dans un poème gallois du IXe s. le Preiddeu Annwn, attribué au barde Taliesin ; puis, ensuite – à l'objet mystérieux cité par le français Chrétien de Troyes au début du XII e s. dans son poème inachevé Perceval ou le Conte du Graal …
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Le Graal a subi, au cours des continuations de la légende, toute une série de transformations, - du paganisme celte au cœur de la foi chrétienne - preuve que l'on ne peut codifier l'objet à une image ou une idée …

Le lien des Templiers et du Graal, est faite par Bernard de Clairvaux, dans sa règle du Temple où il parle de l'ordre en termes similaires aux descriptions des chevaliers du Graal des romans médiévaux de l'époque...
Peu après que Bernard eut rédigé ce texte, l’Église avait commandité sa propre variante très christianisée de la légende arthurienne, avec l'histoire du Graal depuis l'époque du Christ à la fin du règne du roi Arthur – le Cycle Vugate ou Lancelot-Graal -
Afin de revisiter les arcanes du Tarot du Graal déjà présentés:
Afin de revisiter les arcanes du Tarot du Graal déjà présentés:
samedi 27 mai 2017
Roger de Laron et le ''Grand Oeuvre'' -14- Retour au Graal
La science alchimique au Moyen-âge
pourrait nous amener fort loin... Une vie n'y suffirait pas ;
celle de Roger de Laron a l'avantage d'être celle d'un chevalier
Templier et lui offre – en ces temps difficiles – l'avantage de
voyager, de faire des rencontres, et lui permettre ainsi de faire des
liens entre la Queste, la Fin'Amor, le Graal, le Grand œuvre, le
trésor des Templiers, et finalement le sens d'une vie.
Puisque nous parlions d'Alchimie,
suivons ce tracé en direction du Graal. Un autre chevalier l'a déjà
suivi, bien avant Roger de Laron : il s'agit de Wolfram né
à Eschenbach en Bavière. On l'a surnommé le
Templier Souabe. A la cour d'Aquitaine, il rencontre des troubadours
qui chantent la Quête du Graal de Chrétien de Troyes. Il est
l'auteur d'une épopée : Parzifal. Il semble ne pas avoir été
satisfait de l'interprétation de Chrétien de Troyes. Lui, déclare
que sa source est un poète appelé Kyot qui vivait en Provence.
Le Graal est gardé par des Templiers,
et sa ''connaissance'' est réservée à quelques « élus »
seuls susceptibles de s'en approcher. Ces élus sont liés par une
fraternité liée par la connaissance de l’alchimie. Dans son
Parzival, Wolfram parle de son instructeur Kiot, le méridional, en ces
termes :
« Kiot, le maître illustre, trouva à Tolède, parmi des
manuscrits abandonnés, la matière de cette histoire, notée en
écriture arabe. »Kiot y aurait découvert qu’un certain Flagétanis très savant écrivit l’histoire du Graal. C’était un homme de grand savoir de la lignée de Salomon, mais en ces temps pré-islamique, Flagétanis (toujours d’après Wolfram) adorait une idole ...
« Le païen Flagétanis découvrit, en examinant les constellations, de profonds mystères dont il ne parlait qu’en tremblant. » Les étoiles lui avaient révélé l’existence du Graal :
« Il était, disait-il, un objet qui s’appelait le Graal. Il en avait clairement lu le nom dans les étoiles. Une troupe d’anges l’avait déposé sur terre. Depuis lors, c’était des hommes devenus chrétiens par le baptême et aussi purs que les anges qui devaient en prendre soin. »
Une Dame avait reçu mission de porter
le Graal : elle avait pour nom « Répanse de joie ».
Wolfram associe le Graal au phénix qui
est le symbole de la pierre philosophale :
« On l’appelle « lapsit exillis ». C’est
par la vertu de cette pierre que le phénix se consume et devient
cendre ; mais de ces cendres renaît la vie ; c’est grâce
à cette pierre que le phénix accomplit sa mue pour reparaître dans
tout son éclat, aussi beau que jamais. »Le parallèle entre la Quête du Graal et la quête de la dame, est constant : il est nécessaire d'acquérir la blancheur nécessaire pour courtiser la Dame et la matière...
L'équivalent gallois de Perceval, est Peredur.. Il évoque le Mercure, celui qui traverse. Perceval signifie aussi "celui qui traverse" et sa quête illustre justement le passage de l'ancien mercure ( qui cherche à l'aveuglette, triomphant de tous les obstacle mais ne comprenant ni le but, ni le sens de la quête) au nouveau mercure, qui connaît le but de la quête.
Avec Bohort ; la pureté d'intention, l'honnêteté profonde, le désintéressement absolu, doivent présider à l'expédition surhumaine de la Queste
Dans les textes d'Hermès Trismégiste, on trouve notamment cette fantastique sentence qui nous éclaire sur la nature du Graal :
« Dieu a fait descendre un grand cratère empli des forces de l’Esprit, et envoyé un messager pour annoncer au cœur des hommes : immergez-vous dans ce Graal, vous, âmes qui le pouvez ; vous qui espérez, avec foi et confiance, vous élever vers celui qui a fait descendre ce vase, vous qui savez à quelle fin vous avez été créées ». Et, continue Hermès Trismégiste : « tous ceux qui prêtèrent l’oreille à cet avertissement et se purifièrent en s’immergeant dans les forces de l’Esprit eurent part à la Gnose, la vivante connaissance de Dieu, et recevant l’Esprit, devinrent des hommes parfaits ».
Le Roi Arthur, voulait qu'à sa Table Ronde, autour de laquelle s'asseyaient les chevaliers, restât une place vide et destinée à recevoir le héros, à la fois ignoré et attendu, et qui sera Galaad. Cette Table, pourrait être la Table d'Hermès, et c'est aux chevaliers de la déchiffrer. Nous en reparlerons la prochaine fois.
La tradition, pour s'adapter au texte de Wolfram d'Eschenbach, rapporte que le Graal fut façonné dans l'émeraude énorme que Lucifer abandonna lors de sa chute sur la terre. Cette noble matière est l'objet de la quête incessante et laborieuse de l'alchimiste... N'oublions pas que pour l'alchimiste : la matière est indissolublement unie à l'esprit...
samedi 18 mars 2017
Roger de Laron, et le trésor des Templiers -3/.- Un Graal à Saint-Julien le Petit...
Après la mort de Roger de Laron, l'abandon du château jusqu'à
l'oubli même du nom de Laron ; puisque les ruines castrales
sont très vite nommées ''de Rochein ''…
Après la mort de Roger
de Laron, donc, seules les légendes rappellent l'existence, ici,
d'un chevalier au service du Temple... Des histoires ont circulé et
bien sûr, l'existence d'un trésor est évoqué. Avant de vous
raconter la légende du trésor des Templier au Château de Laron ;
je voudrais vous évoquer les éléments historiques, éclairées par
les chroniques proches de Roger de Laron...
Évidemment, les templiers sont très riches en domaines, ils gagnent beaucoup d'argent, ont de nombreux bénévoles et ne payent aucun impôt... Il est difficile d'envisager qu'il n'y aurait rien eu 'dans les caisses' lors de leur arrestation, le vendredi 13 octobre 1307... Sauf si, les templiers pressentant l’imminence de l’intervention de Philippe le Bel, n'avaient débarrassé les commanderies de tous les documents, comptes, archives diverses en leur possession.
Les Templiers ont occupé la Terre-Sainte pendant plus de deux
siècles, fouillant, commerçant, et sans doute récupérant aussi de
nombreuses reliques et de nombreux textes antiques. Ils sont même
persuadés d'avoir mis la main sur des objets liturgiques et sacrés
des premiers temps du christianisme.
Le trésor des Templier a été en
partie dispersé en lieux ''sûrs'', et regroupé en partie en
Angleterre et en Ecosse...
Une partie, avec Gérard de Villers (
le
précepteur de France) et Hugues de Châlon, qui ont
amené en Angleterre des coffres du Trésor Général.
Une autre partie, aurait été
transportée vers l'Aquitaine, via les commanderie de Paulhac, puis
de Fouqueure et de Barbezières. pays peu accessible aux hommes de
Philippe le Bel, et terre provisoire de refuge pour les Templiers et
leur Trésor.
D'ailleurs, les Templiers en Ecosse
auraient participé de façon décisive à la bataille de
Bannockburn le 24 juin 1314, et Robert Bruce les auraient ensuite
protégés...
Je peux facilement envisager que les
motifs de la visite de Roger de Laron en Angleterre, concerne les
affaires du Temple, même si aucun document historique ne le relate.
Je reviens à cette histoire que l'on
se raconte, et qui daterait de bien après la fin du Moyen-âge …
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| Château de Laron aujourd'hui |
Dans les souterrains, relevés
d'ailleurs par Louis Guibert, en 1893, une salle présente un mur du
fond, avec la trace d'une ouverture possible … En effet, dit-on,
cette façade s'ouvre aux douze coups de minuit - le jour de Noël -,
et permet d’accéder à une cavité remplie de richesses : une
partie du trésor des templiers, enfermée ici par Roger de
Laron... !
Ce ''secret'' se transmet de
générations en générations ; sans que personne n’ose se
risquer à aller plus loin dans l'exploration ; sachant que –
si la question est évoquée - chacun relie cette entreprise aux
affaires du Diable, avec le risque d'y perdre son âme ...
Roger de Laron aurait ramené d'Italie,
un serrurier qui avait inventé des portes capables de s’ouvrir et
de se fermer sans utiliser de clés, uniquement par la vibration
émise par un gong ou par une cloche précise. Par ce procédé,
Roger avait fait aménager un endroit secret dans les souterrains de
son château, dont les parois du fond s'entrouvraient une seule fois
dans l'année, au bruit de la cloche de l'église de Saint-Julien
sonnant minuit le jour de Noël. Toutefois, pour empêcher qu'on
emporte le trésor, l'ouverture de la cavité ne durait que le temps
de la résonance des cloches.
Pourtant - 4 siècles plus tard - un
jour, Pierre Marchand, qui a sans-doute reçu le secret d'un parent,
ne peut plus de par ses activités de laboureur, nourrir sa famille..
Il décide d'aller, lors de la prochaine nuit de Noël, récupérer
une partie du trésor du Temple afin de vivre plus facilement.
Connaissant le risque de rester enfermé dans la cave du trésor,
mais ne pouvant, par serment familial, partager son secret, Pierre
Marchand demande à André, son plus proche ami, de venir voir, en
cas de disparition le lendemain de Noël, s'il a laissé une trace de
son passage dans les souterrains. Et si cela est, de faire
disparaître toute trace et - surtout- de jurer de ne jamais en
parler à personne.Quand Noël arrive, André assiste à la messe à l'église de Saint-Julien le Petit, mais ne voit pas Pierre. Le lendemain, Pierre n’a pas réapparu. Fidèle à son ami, il va, le soir et malgré un froid intense, dans les ruines du château muni d’une lanterne. Il connaît le chemin qui mène aux souterrains du vieux donjon pour l'avoir parcouru pendant sa jeunesse avec Pierre. Il allume sa lanterne alors qu'il parvient à l'escalier qui descend vers les caves sombres du château de Rochein (Laron).
Aux débris sanglants qu'il ramasse dans la fosse, André devine qu'un drame s'est déroulé là, et que Pierre en est sûrement la victime. Impuissant face au mur, qu'il cogne et gratte, et commençant à suffoquer dans la fosse, André ramasse le ciboire, remonte, et rebouche avec les pierres laissées là le passage à la fosse, afin d'effacer la trace du passage. Il sort des souterrains, il se doute bien que le mur de la fosse contient la clé du mystère de la disparition de Pierre mais, tenu par son serment et n'en sachant pas beaucoup plus, il ne peut se parjurer en demandant de l'aide.
Peu de temps après, tourmenté mais décidé à ne pas se parjurer, André décide de se confesser au curé et d'obtenir qu’une messe soit dite à la mémoire de Pierre. Pour prix de cette dévotion, il remet le ciboire au curé en lui affirmant que tel était le voeu de Pierre avant qu'il disparaisse, mais il ne dit pas un mot sur le passage des souterrains du château.
Lui-même tenu au secret confessionnel, et ne sachant comment justifier la présence d'un ciboire décoré de pierres précieuses dans sa paroisse, le curé de Saint-Julien le Petit remet la coupe à l'évêque de Limoges.
On pourrait penser que, surpris de la beauté d’un tel don, l'évêque fasse expertiser la coupe par des orfèvres, sans rien révéler de son origine... On dit que le ciboire d’André était en en moldavite, une pierre classée précieuse, d'une gemme brun vert, qui provient de Moravie et serait d'origine météorite.
On ne peut que faire le rapprochement avec le Saint-Graal... Certaines légendes relatives au roi Arthur et aux chevaliers de la Table Ronde, prétendent que le Saint Graal, qui aurait recueilli le sang du Christ, aurait été taillé dans cette gemme.
Ainsi, le ciboire de Roger de Laron aurait pu entrer dans la grande légende du Graal .
Mais, trouvant – sans doute - trop lourd pour lui le mystère de cet objet, l'évêque de Limoges fit don du précieux calice au Saint Père le Pape, qui venait d'inaugurer son pontificat...
Le trésor du Temple est-il toujours enfoui sous les ruines du vieux château de Rochein ( Laron) ?
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