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mercredi 4 mai 2016

Le « principe organisateur », Dennis Gira

Ce principe est fondamental, pour qui se sent attiré par d'autres traditions... 
    - Attiré par d'autres traditions ...? Attention, Danger ! Paraîtrait-il...?
    - Agiter la promesse de l'égarement du « syncrétisme », pour dissuader le « chercheur de Vérité », n'est pas approprié, pour le moins !
    Le principe organisateur, lui, permet d'aider à progresser sur son itinéraire spirituel ; et bien sûr, il s'applique au dialogue interreligieux, mais aussi au dialogue philosophique , ou politique …

    Pour comprendre sa définition ; Dennis Gira se propose de commencer à répondre à ce type de question : « peut-on être bouddhiste et chrétien, à la fois ? »

    Question complexe !... Car enfin, « qui est ce « on » ? » ne faut-il pas connaître la personne concernée par cette question, sa trajectoire spirituelle, culturelle et intellectuelle ? S'agit-il derrière la question, d’adhérer à un groupe donné, ou d'un engagement total au sein d'une tradition religieuse qui donne sens à sa vie ? …. 
    Quelques exemples :
    * Un ami vietnamien, converti au christianisme, peut se considérer bouddhiste et chrétien.. Il se dit chrétien, quand il approfondit sa connaissance de la foi chrétienne et participe à la vie de l’Église ; et il se dit bouddhiste quand il affirme ses racines culturelles et ses liens familiaux … Cet ami n'est pas impliqué également sur des trajectoires parallèles …

    ** Cet ami français, a été baptisé bébé, et n'a jamais été « catéchisé » … Il a cherché ailleurs la source qui étancherait sa soif de vérité ; cette recherche l'a conduit au bouddhisme... Son principe organisateur est fortement bouddhiste... Quand il s'affirme également catholique; il parle du baptême, du mariage et de son milieu familial …
Le principe organisateur de chacun part dans sa trajectoire spirituelle de son expérience la plus intime...

Pour un chrétien, la Foi en la personne de Jésus-Christ constitue le pivot de son expérience...

En s'adressant à un bouddhiste, il sera difficile d'interpréter les différents aspects du bouddhisme à la lumière de ce principe... Et, inversement …

Par contre, c'est différent, s'il s'agit d'un chrétien à qui l'on s'adresse et que l'on tente d'interpréter ces mêmes aspects du bouddhisme à la lumière de ce même principe …

Ce qu'il faut retenir : c'est qu'il est difficile d'imaginer un dialogue interreligieux entre deux personnes dont l'une a un seul principe organisateur et l'autre pense en avoir deux, dont celui de son interlocuteur – ce qui semble le cas de quelqu’un qui pourrait penser être à la fois bouddhiste et chrétien .
Il peut encore se présenter les cas d'une personne, qui suite à la rencontre d'une autre voie spirituelle, souhaite en intégrer une pratique à leur cheminement intérieur. 
Par exemple, pour un chrétien, pratiquer le zazen... Finalement, le zazen est authentiquement bouddhique uniquement pour un bouddhiste, c'est à dire pour quelqu’un dont le principe organisateur est indissociable de la cohérence interne du bouddhisme zen. Le chrétien le situe dans une nouvelle cohérence, et il est inapproprié de penser qu'il est bouddhiste et chrétien à la fois .

Et, il ne s'agit pas là de « syncrétisme » … !

Le principe organisateur, est un antidote naturel à toute forme de syncrétisme, et à toute peur de l'autre... Son propre, est d'organiser ou plutôt de réorganiser la pensée quand elle s'interroge ou s'enrichit des idées des autres … Ce principe aide également chaque fois qu'une personne veut dire aux autres sa foi la plus profonde car elle sait, ou devrait savoir, que ce qu'elle va dire alors doit être compréhensible pour ses interlocuteurs... Il lui faut donc prendre en considération leur sensibilité, leur vocabulaire, la cohérence de leur tradition ..etc Finalement elle pensera sa foi autrement et laissera de côté, ou mettra entre parenthèses, certaines formules chères aux chrétiens si elle les juge inaudibles...



Bien sûr, c'est une gageure de résumer ce que Dennis Gira tente de nous faire comprendre avec beaucoup de pédagogie et d'exemples concrets, ce point fondamental du « principe organisateur » ... Il serait plus raisonnable de lire le texte complet …

Je comprends également, que l'évangélisation, ne peut se faire in-extenso ; elle répond aux mêmes règles que le dialogue interreligieux, et doit répondre à la cohérence de chacun …Ce principe touche au parcours de chacun, à l'identité, à l'appartenance...

lundi 7 mars 2016

Femme, amante et Maître spirituel

Une femme, qui déjà petite fille est reconnue comme maîtrisant la ''perfection de la sagesse transcendante'', qui de 6 à 20 ans devient élève d'un grand maître.
Une femme qui a de nombreux disciples des deux sexes...

La même femme rencontre une autre personne ''accomplie'', et avec lui s'adonne au ''yoga sexuel tantrique'' ; elle conçoit trois enfants avec lui et mène alors quelques années une vie de famille...
Elle revient à son maître principal, et reprend l'errance des ascètes... Les disciples affluent.
Chod involves all of the senses,
as one practices it by visualizing
the offering while singing, 
dancing and playing ritual instruments.


- Nous comprenons très vite que cette petite biographie ne concerne pas une femme chrétienne...

Il s'agit de Machik Labdrön, mystérieuse héroïne du Tibet médiéval...
Contemporaine de Milarépa (XIIe s.), cette femme tibétaine charismatique fut une pratiquante et une enseignante exceptionnelles, une épouse et une mère, et la fondatrice d'une lignée de transmission unique, nommée Chöd de Mahamoudra.


Le Chöd est un rituel destiné à couper l'attachement au soi, et aux émotions perturbatrices qui en découlent. Il se caractérise par des enseignements visant à transformer les composantes psycho-physiques de l'individu en offrande de nourriture aux dieux et aux démons.



"Lorsqu'on a coupé les pensées négatives,

Ce que l'on nomme le Chöd n'est pas autre chose.
Lorsqu'on atteint l'attention sans perturbation,
Ce que l'on nomme la mesure de l’accomplissement n'est pas autre chose.
Lorsqu'on a mené à son terme la réalisation de son propre esprit,
Ce que l'on nomme le signe de la réalisation n'est pas autre chose."
(...)



"Observez l'essence de l'esprit - cela seul à du sens.
Mais quand vous l'observez, il n'y a rien à voir :
Cela même qui ne peut être vu, c'est le sens définitif de la vision.

Le point de vue suprême est au-delà de toute saisie dualiste,
La médiation suprême est sans distraction,
L'action suprême est libre d'activité et d'effort,
Le fruit suprême est dénué d'espoir et de rejet.

Le point de vue suprême n'a ni support ni objet,
La méditation suprême est au-delà de toute conception mentale,
L'action suprême est la pratique sans agir,
Le fruit suprême est au-delà de tout extrême."


Extraits de : Les dernières Instructions de Machik dans : Jerôme Edou, Machik Labdrön, femme et dakini du Tibet, Ed. Points Sagesse, 2003

samedi 14 novembre 2015

Etre chrétien aujourd'hui -2/..-



Etre chrétien aujourd'hui, c'est – fort du socle de sa propre tradition – s'ouvrir aux autres expressions religieuses. Je reconnais un socle commun à toutes les religions. En plus de notre nature humaine, nous partageons les mêmes aspirations.

Chaque religion possède des particularités propres à enrichir notre vision... Par exemple, « le bouddhisme oriente ses croyances et sa pratique sur la manière de cultiver l'esprit avec harmonie et équilibre. C'est une des grandes contribution et c'est toute sa beauté. » Khandro Rimpoché
Khandro Rimpoché, est un maître féminin du bouddhisme tibétain. Elle-même reconnaît que le bouddhisme doit s'inspirer d'autres traditions :

«  Je suis très impressionnée de voir comment d'autres religions peuvent interagir avec la société, ce qui n'est pas toujours notre cas... La sagesse bouddhiste est très belle, mais très intellectuelle, et elle ne donne pas toujours les bons outils pour évoluer dans le monde d’aujourd’hui...( …) Atteindre l'Eveil est une chose, mais nous devons auparavant expérimenter notre vie en tant qu'être humain en faisant face , au quotidien, aux différents enjeux de notre monde d'aujourd'hui, qu'ils soient écologiques, économiques ou sociétaux. » K. R.

Illustrations:  Odilon Redon (1840 – 1916) 

dimanche 12 octobre 2014

Le Christianisme à l'épreuve du pluralisme religieux.

Jean-Paul II, a tenu les propos suivants :

« Saint-Paul est profondément conscient de l'originalité absolue du Christ, qui est unique et inimitable. S'il était seulement un « sage » comme Socrate, un « prophète » comme Mahomet, s'il était un « illuminé » comme le Bouddha, sans aucun doute le Christ ne serait pas ce qu'Il est. Il est l'unique médiateur entre Dieu et le hommes » JP II, Entrez dans l'espérance. P81

Et, très simplement Thich Nhat Hanh ( moine et maître bouddhiste vietnamien) fait ce commentaire :


« Cette affirmation ne semble pas refléter le profond mystère de l'unité de la Trinité, ni le fait que le Christ est aussi le Fils de l'Homme. Lorsqu'ils prient Dieu, tous les chrétiens s'adressent à Lui en tant que Père. Bien sûr, le Christ est unique. Mais qui ne l'est pas ? Socrate, Mahomet, le Bouddha, vous et moi sommes tous uniques. L'idée qui transparaît toutefois dans cette affirmation, c'est que le christianisme est la seule voie de salut et que toutes les autres traditions religieuses sont inutiles. Une telle attitude exclut le dialogue et favorise l'intolérance religieuse et la discrimination. » TNH Bouddha vivant, Jésus vivant, P178


A mon avis, le propos de JP.II, ne laisse aucune possibilité à "l'autre" de pouvoir nous faire entendre, ce qui fait la singularité de Mahomet, ou du Bouddha... De plus, nous décidons unilatéralement de nous enfermer dans un langage, où "Christ" ( Messie), médiateur, Dieu ... n'appartient qu'à nous; et nous refusons ainsi de chercher les "ponts" entre des concepts fortement marqués par une histoire religieuse et mythologique propre à chacun ...




samedi 13 septembre 2014

La prière dans le Bouddhisme.

Je reprends ici, quelques commentaires de maîtres bouddhistes, lors d'une émission interreligieuse sur la Prière :
Comme chrétien, je me sens très proche de ces descriptions sur les objectifs de la prière …



La prière. Une matinée exceptionnelle proposée par les émissions religieuses des « Chemins de la Foi » - Réalisation : Claude Darmon


« Dans le bouddhisme, la prière doit être une méditation.
C’est-à-dire qu’avec la prière, on doit générer l’énergie de la pleine conscience, l’énergie de la concentration et l’énergie de la vision profonde.
C’est parce que si ces trois sortes d’énergie sont là, alors la guérison et le bien-être commencent à se manifester. » THICH NHAT HANH
Le maître zen THICH NHAT HANH, qui possède une vision universelle et œcuménique, l’envisage comme une énergie, un besoin humain aussi essentiel que respirer.
« Le bouddha, ce n’est pas quelqu’un qui existe hors de vous.
Le bouddha n’est pas un dieu, le bouddha est un être vivant tout à fait comme nous tous.
Dans le bouddhisme, on sait que vous êtes le bouddha.
Vous avez de la nature de bouddha en vous-même.
Et chaque fois que l’énergie de la pleine conscience, de la concentration et de la vision profonde se manifeste, le bouddha est vraiment là et la communication est réelle.
 » THICH NHAT HANH

« Quand on évoque le mot ‘‘prière’’, on pense aux mots, aux psalmodies, mais si on ne fait que réciter, ce n’est pas une prière.
La prière nécessite la pleine conscience d’être vraiment là et de toucher cette essence.
Le but, c’est d’être pleinement présent, d’ouvrir le cœur et à ce moment-là, il y a l’amour et la compréhension. 
» FRÈRE LIBERTÉ

« Quand vous marchez dans la pleine conscience, quand vous respirez, chaque inspiration, chaque expiration et chaque pas que vous faites, c’est une sorte de prière.
Être dans la pleine conscience, c’est déjà une prière. 
» THICH NHAT HANH

« J’aime beaucoup la marche méditative, et pour moi, c’est une communion avec la Terre et aussi une prière avec la Terre.
De temps en temps, j’ai des moments difficiles, des moments douloureux et je marche et je prie à la Terre mère de m’offrir sa stabilité, son amour.
J’ai besoin de sa paix et je la reçois. 
» SŒUR DAO NGHIÉM

« Quand vous parlez à quelqu’un avec le langage aimant, compassionné, c’est aussi une prière, et quand vous écoutez quelqu’un avec la compassion, c’est aussi une forme de prière.
Et quand vous laissez calmer votre corps, quand vous prenez soin de vos sensations, de vos émotions, c’est déjà une sorte de prière. 
» THICH NHAT HANH

« La prière, c’est…
On espère quelque chose, on sollicite quelque chose, mais on sollicite à qui ?
A la clarté en nous, la paix en nous, la compassion en nous, pour pouvoir toucher cette paix et cette compassion.
Et cette énergie est si profonde qu’on peut obtenir une vision profonde de la situation et on peut arriver à une émancipation. 
» SŒUR DAO NGHIÉM

La prière peut aussi être un vœu pour soi-même et pour les autres, l’expression de notre gratitude.
Ecrire un souhait, un remerciement, est aussi une forme de prière.

« On s’adresse au bouddha, au bodhisattva.
Et dans le bouddhisme, on sait que le bouddha, le bodhisattva sont en vous.
Vous n’avez pas à chercher ces personnes-là dans l’espace et dans le temps.
Non seulement nos ancêtres spirituels sont en nous, dans chaque cellule, mais aussi nos ancêtres génétiques.
Quand on peut prier, on peut adresser la prière à notre papa, notre maman, nos ancêtres aussi, parce qu’ils sont pleinement présents dans chaque cellule de notre corps.
 » THICH NHAT HANH

« Le matin, quand je me réveille, je me dis que j’ai 24 heures toutes nouvelles.
Je souris et je fais le vœu pendant toute la journée, de regarder les êtres avec les yeux de la compassion et de vivre en pleine conscience, ma journée.
Il y a des moments où l’on prie, c’est-à-dire dans les chants ou dans les contemplations avant les repas.
On peut être ensemble, mais on peut être aussi seul.
Avant de me servir de la nourriture, je la contemple et je fais une prière aussi pour que tous les êtres de la Terre aient à manger.
On chante aussi, on offre aussi par exemple à la fin des repas, quand on est tous ensemble, l’énergie de prière pour les personnes souffrantes ou pour nos propres souffrances, nos propres difficultés et pour tous les êtres de l’univers. 
» SŒUR DAO NGHIÉM

« Nous pouvons aussi adresser notre prière à la Terre mère, parce que c’est une bodhisattva magnifique, mère de tous les bouddhas, mère de tous les bodhisattvas.
Et on peut adresser notre prière au soleil aussi, parce que c’est un père à nous tous.
Sans le soleil, il n’y a pas de vie sur terre.
Nous pouvons aussi adresse nos prières à une rivière, à une montagne, à une fleur, parce que le bouddha, les bodhisattvas et la Terre mère sont vraiment présents dans toutes ces merveilles.
Nous pouvons aussi adresse notre prière à nous-mêmes.
C’est parce que nous portons en nous le bouddha, les bodhisattvas, la Terre mère et le père soleil.
Il y a une connexion très profonde entre celui qui prie et celui à qui la prière est adressée.
On ne peut pas détacher l’un de l’autre.
Ils sont toujours ensemble.
Si la prière s’exprime en termes de pleine conscience, de concentration et de vision profonde, alors il y a de la compassion, de la compréhension et cela va transformer et vous et le monde, donc la prière peut changer le monde.
S’il y a de la paix en vous, il y a de la paix dans le monde. 
» THICH NHAT HANH

PRÉSENTATEUR : -OLIVIER REIGEN WANG-GENH, ce beau reportage mérite une explication, car quand on parle du bouddhisme, on parle de méditation et rarement de prière, or THICH NHAT HANH en parle.
Quelle différence vous feriez entre prière et méditation ?

OLIVIER REIGEN WANG-GENH :  « -Je n’en ferai aucune.
Je rejoins les propos du vénérable THICH NHAT HANH.
La prière et la méditation sont des mots tellement illimités, que ce serait dommage de vouloir les enfermer dans un sens spécial.
Au contraire, ce sont des mots ouverts et on le voit bien dans ce que disait le vénérable.
Ces mots se rejoignent et sont même interchangeables et ils peuvent exprimer plein de formes différentes qui prennent tous, je pense, toutes ces formes prennent leur source dans le silence et contrairement à ce qu’on pourrait penser, notamment par rapport à la méditation, cette méditation n’est pas statique.
C’est quelque chose de dynamique, une énergie.
Le retour au silence est un trésor d’énergie.
C’est le retour à ce qu’on appelle le non-soi, et ce non-soi n’est pas une négation de quelque chose, ce n’est pas vouloir enlever quelque chose, mais c’est laisser la place, et alors, cette énergie devient de la compassion, de l’amour, de la joie, de la générosité tout simplement, du don qui coule naturellement. 
»

Mon commentaire personnel, sera le suivant : Dans le fond, je ne vois pas de différence entre la prière chrétienne et bouddhiste.
Dans la forme, oui. Les mythes, la culture symbolique chrétienne insiste sur le rapport inter-personnel qui s'établit dans la prière... Les dérives de ce mode anthropomorphique, débouchent sur une infantilisation du fidèle, qui s'adresse à son dieu pour lui demander sa protection ( magique )... Ces dérives existent dans toutes les religions, y compris dans le bouddhisme … Le fidèle, a alors la tentation d'intensifier l'efficacité de ses prières, en spécialisant chacun de ses dieux... Le dieu de ceci, ou le dieu de cela ; le saint pour ceci, le saint pour cela … ceux qui prient la Vierge Marie, et ceux qui prient Saint-Esprit...etc
Ces commentaires bouddhistes sur la prière, recentrent, les véritables objectifs spirituels de la prière. Prière d'action de grâce, de contemplation, d'unité …
Pour le Chrétien, Il ne s'agit pas de la notion de Bouddha ; mais du Christ vivant en soi...
On ne prie pas la Terre, mais on communie avec la création, dont je fais partie... Mais qu'importe les mots … !

L'expression bouddhiste me semble peut-être plus proche, aujourd'hui, de notre expression contemporaine symbolique... Nous nous sommes éloignés, de la figure du « dieu »... Nous lui préférons les images d' « énergie », de communion, d'intériorité, de compassion ...etc